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Le projet sioniste du Grand Isral
11-02-2018, 06:14 PM
Le projet sioniste du Grand Isral
Un rve politiqueet religieuxbas sur lide saugrenue du peuple lu.












Selon le pre fondateur du sionisme Theodor Herzl, la superficie de lÉtat juif stend:. Du ruisseau de lEgypte lEuphrate "Selon Rabbi Fischman," la terre promise stend de la rivire de lÉgypte jusqu lEuphrate, il comprend des parties de la Syrie et du Liban ". Le document qui suit se rapportant la formation du Grand Isral constitue la pierre angulaire de puissantes factions sionistes au sein du gouvernement actuel Netanyahu, le Likoud, ainsi quau sein de larme isralienne et ltablissement dintelligence ( lire espionnage et renseignement). Lorsquon regarde dans le contexte actuel, la guerre en Irak, la guerre de 2006 au Liban, la guerre 2011 sur la Libye, la guerre en cours en Syrie, pour ne pas mentionner le processus de changement de rgime en Egypte, doit tre comprise dans le cadre du Plan sioniste pour le Moyen-Orient. Celle-ci consiste affaiblir et finalement la fracturation des Etats arabes voisins dans le cadre dun projet expansionniste isralien. Le Grand Isral consiste en une zone stendant de la valle du Nil lEuphrate. Le projet sioniste soutient le mouvement de la colonisation juive. Plus largement il sagit dune politique dexclusion des Palestiniens de Palestine menant lventuelle annexion de la Cisjordanie et de Gaza, lEtat dIsral. Le Grand Isral crerait un certain nombre dÉtats proxy. Il comprendrait les rgions du Liban, la Jordanie, la Syrie, le Sina, ainsi que des parties de lIrak et lArabie saoudite. (Voir la carte ci-dessous).













Selon Mahdi Darius Nazemroaya dans un article de recherche mondial, en 2011 Le plan Yinon tait une continuation de la conception coloniale de la Grande-Bretagne, au Moyen-Orient : " [Le plan Yinon] est un plan stratgique isralien visant assurer la supriorit rgionale isralienne. Il insiste et stipule quIsral doit reconfigurer son environnement gopolitique par la balkanisation des États arabes voisins en États plus petits et plus faibles. Les stratges israliens ont toujours considrs lIrak comme leur plus grand dfi stratgique dun tat arabe. Cest pourquoi lIrak a t dcrite comme la pice matresse de la balkanisation du Moyen-Orient et de tout le monde arabe. En Irak, sur la base des concepts du plan Yinon, les stratges israliens ont rclam la division de lIrak en un État kurde et deux États arabes, lun pour les musulmans chiites et lautre pour les musulmans sunnites. La premire tape vers ltablissement dun Grand Isral, il sagissait dune guerre entre lIrak et lIran, dont le Plan Yinon discute. Le journal The Atlantic, en 2008, et le Journal des Forces Armes (de larme amricaine !!!?), en 2006, ont tous deux publis les cartes largement diffuss qui























ont suivi de prs le contour du plan Yinon. Mis part un Irak divis, que le plan Biden appelle galement, le plan Yinon appelle aussi (!) un Liban divis, lEgypte et la Syrie. La partition de lIran, la Turquie, la Somalie et le Pakistan aussi, en fait tout concorde en conformit avec ces points de vue. Le plan Yinon appelle galement la dissolution en Afrique du Nord et prvoit comme partir de lEgypte et ensuite dborder vers le Soudan, la Libye et le reste de la rgion. Le Grand Isral exige le dmantlement des Etats arabes existants dans de plus petits Etats. Le plan fonctionne sur deux principes essentiels. Pour survivre, Isral doit: 1) devenir une puissance rgionale impriale, et 2) doit effectuer la division de la rgion entire en petits Etats par la dissolution de tous les Etats arabes existants. La division ici dpendra de la composition ethnique ou sectaire de chaque Etat. Par consquent, lespoir sioniste est que les Etats sectaires sont bass et destins devenir les satellites dIsral et , paradoxalement, sa source de lgitimation morale Ce nest pas une ide nouvelle , ni mme en surface pour la premire fois dans la rflexion stratgique sioniste. En effet, la fragmentation de tous les Etats arabes en petites units a t un thme rcurrent. " (Plan Yinon, voir ci-dessous) Vue sous cet angle, la guerre contre la Syrie est partie intgrante du processus dexpansion territoriale isralienne. Les services de Renseignement israliens travaillant main dans la main avec les Etats-Unis, la Turquie et lOTAN, ont directement soutenu les terroristes dAl -Qada, de dangereux mercenaires lintrieur de la Syrie. Le projet sioniste requiert galement la dstabilisation de lÉgypte, la cration de divisions entre factions au sein de lEgypte comme instrument par le printemps arabe conduisant la formation dun Etat bas sur sectaire domin par les Frres musulmans . (Source: Michel Chossudovsky)
Le plan

sioniste

pour

le

Moyen-Orient
Traduit et dit par Isral Shahak (de lhbreu langlais) *par Michel Duchaine (de langlais au franais 2013)













LIsral de Thodore Herzl (1904) et de Rabbi Fischmann (1947) Dans son journal complte, Vol. II. p. 711, Thodore Herzl, fondateur du sionisme, dit que la superficie de lÉtat juif stend: Ds le ruisseau de lEgypte lEuphrate. Rabbi Fischmann, membre de lAgence juive pour la Palestine, a dclar dans son tmoignage devant le Comit spcial de lONU (denqutes), le 9 Juillet 1947: "La terre promise stend de la rivire de lÉgypte jusqu lEuphrate, il comprend des parties de la Syrie et du Liban. " À partir de Oded Yinon de "Une stratgie pour Isral dans les annes quatre-vingt" (le plan Yinon, cest lui) Publi par LAssociation arabo-amricaine des diplms universitaires, Inc. Belmont, Massachusetts 1982 Document spcial n 1 (ISBN 0-937694-56-8)
Table des matires
Notes no 1 de lditeur: LAssociation des arabo-amricaine des diplms universitaires estime quil est imprieux dinaugurer sa nouvelle srie de publications , des documents spciaux , avec larticle de Oded Yinon , qui est apparu dans Kivunim ( Directions) , le journal du Dpartement de linformation de lOrganisation sioniste mondiale . Oded Yinon est un journaliste isralien et tait autrefois rattach au ministre des Affaires trangres dIsral. A notre connaissance, ce document est la dclaration la plus explicite, dtaill et sans ambigut jour de la stratgie sioniste au Moyen-Orient. En outre, il se prsente comme une reprsentation exacte de la vision pour lensemble du Moyen-Orient du rgime sioniste au pouvoir actuellement de Begin, Sharon et Eitan. Son importance, par consquent, ne rside pas dans sa valeur historique, mais dans le cauchemar quelle prsente. 2 Le plan fonctionne sur deux principes essentiels. Pour survivre, Isral doit 1) devenir une puissance rgionale impriale, et 2) doit effectuer la division de la rgion entire en petits Etats par la dissolution de tous les Etats arabes existants. La division ici dpendra de la composition ethnique ou sectaire de chaque Etat. Par consquent, lespoir sioniste est que les États sectaires de base deviennent des satellites dIsral et, paradoxalement, sa source de lgitimation morale.













3 Ce nest pas une ide nouvelle, ni ne surface pour la premire fois dans la rflexion stratgique sioniste. En effet, la fragmentation tous les Etats arabes en petites units a t un thme rcurrent. Ce thme a t document une chelle trs modeste dans la publication AAUG , terrorisme sacr dIsral (1980), par Livia Rokach . Bas sur les mmoires de Moshe Sharett , ancien Premier ministre dIsral, les documents de ltude de Rokach en dtail convaincant, le plan sioniste tel quil sapplique au Liban et comme il a t prpar dans le milieu des annes cinquante . 4 La premire invasion massive isralienne du Liban en 1978 a port sur ce plan dans les moindres dtails. La deuxime et la plus barbare et en englobant linvasion isralienne du Liban le 6 Juin 1982, vise effectuer certaines parties de ce plan qui espre voir non seulement au Liban, mais la Syrie et la Jordanie ainsi, en fragments. Ceci devrait permettre les moqueries des revendications publiques israliennes concernant leur dsir dun gouvernement central libanais fort et indpendant. Plus prcisment, ils veulent un gouvernement central libanais qui sanctionne leurs desseins imprialistes rgionaux en signant un trait de paix avec eux. Ils cherchent galement lacquiescement leurs conceptions par les gouvernements syrien, irakien, jordanien et dautres gouvernements arabes ainsi que par le peuple palestinien lui-mme. Quest-ce quils veulent et ce quils envisagent pour ne constitue pas un monde arabe, mais un monde de fragments arabes qui sont prt succomber lhgmonie isralienne. Par consquent, Oded Yinon , dans son essai , Une stratgie pour Isral dans les annes 1980 , " parle " des possibilits considrables pour la premire fois depuis 1967 " qui sont crs par la "situation trs orageuse [ qui ] entoure Isral. " 5 La politique sioniste de dplacer les Palestiniens de Palestine est une trs bonne politique active, mais est poursuivi avec plus de force en temps de conflit, comme lors de la guerre 1947-1948 et de la guerre de 1967. Une annexe intitule Isral parle dun nouvel exode " est inclus dans cette publication pour dmontrer les dernires dispersions sionistes de Palestiniens de leur patrie et de montrer, outre le prsent document sioniste principal, une autre planification sioniste pour la "dpalestinisation de la Palestine". 6













Il est clair partir du document Kivunim, publi en Fvrier 1982, que les possibilits de grande envergure dont les stratges sionistes ont penss sont les mmes opportunits dont ils essaient de convaincre le monde et qui, selon eux ont t gnrs par leur invasion de Juin 1982. Il est galement clair que les Palestiniens nont jamais t la seule cible des plans sionistes, mais la cible prioritaire car leur prsence viable et indpendante en tant que peuple nie lessence mme de lEtat sioniste. Chaque Etat arabe, cependant, en particulier ceux avec des directions nationalistes cohrentes et claires, vont devenir une vritable cible tt ou tard. 7 Contrastant avec la stratgie sioniste dtaille et sans ambigut lucide dans ce document, la stratgie arabe et palestinienne, malheureusement, souffre de lambigut et de lincohrence. Il ny a aucune indication que les stratges arabes ont intrioris le plan sioniste dans toute sa ramification. Au lieu de cela, ils ragissent avec incrdulit et avec choc chaque fois dune nouvelle tape de son droulement. Ceci est vident dans la raction arabe, mais en sourdine, du sige isralien de Beyrouth. La triste ralit est que tant que la stratgie sioniste pour le Moyen-Orient nest pas prise au srieux raction arabe nimporte quel sige avenir dautres capitales arabes seront les mmes . Khalil Nakhleh 23 juillet 1982 Avant-propos Par Isral Shahak 1 Lessai suivant reprsente, mon avis, le plan prcis et dtaill du rgime sioniste actuel (de Sharon et Eitan) pour le Moyen-Orient qui repose sur la division de la rgion entire en petits Etats, et la dissolution de tous les existants Etats arabes. Je vais commenter sur laspect militaire de ce plan dans une note de conclure. Ici, je tiens attirer lattention des lecteurs sur plusieurs points importants : 2 1. Lide que tous les Etats arabes doivent tre ventils, par Isral, en petites units, se produit encore et encore dans la pense stratgique isralienne. Par exemple, Zeev Schiff, le correspondant militaire de Haaretz (et probablement le plus













comptent en Isral, sur ce sujet) crit propos de la "meilleure chose" qui puisse arriver pour les intrts israliens en Irak : La dissolution de lIrak en un chiite tat, un tat sunnite et la sparation de la partie kurde (Haaretz 02/06/1982). En fait, cet aspect du plan est trs ancien. 3 2. Le lien troit avec la pense no-conservatrice aux Etats-Unis est trs important, surtout dans les notes de lauteur. Mais , tandis que du bout des lvres est accorde lide de la dfense de lOccident du pouvoir sovitique , le vritable objectif de lauteur, et de la prsente establishment isralien est clair: faire un Isral imprial en une puissance mondiale . En dautres termes, lobjectif de Sharon est de tromper les Amricains aprs quil a tromp tout le reste. 4 3. Il est vident que la plupart des donnes pertinentes , la fois dans les notes et dans le texte , est dforme ou omis, comme laide financire des Etats-Unis Isral. Une grande partie de cela est pure fantaisie. Mais, le plan ne doit pas tre considre comme nayant pas dinfluence, ou pas capable de ralisation pour un court laps de temps. Le plan suit fidlement les ides gopolitiques actuelles en Allemagne de 1890-1933, qui ont t avals en entiers par Hitler et le mouvement nazi et qui a dtermin leurs objectifs pour lEurope orientale. Ces objectifs, en particulier la division des États existants, ont t raliss en 1939-1941, et seulement une alliance lchelle mondiale a empch leur consolidation pour une priode de temps plus longue. 5 Les notes de lauteur suivent le texte. Pour viter toute confusion, je nai pas ajout des notes de la mienne, mais jai mis la substance dentre eux dans cette foreward et la conclusion la fin. Jai, toutefois, soulign que certaines parties du texte. Isral Shahak .. 13 juin 1982 Une stratgie pour Isral dans les annes quatre-vingt Par Oded Yinon













Cet essai paru en hbreu dans Kivunim (Directions), un journal pour le judasme et le sionisme ; Pas dmission, 14 -Winter, 5742, Fvrier 1982 Editeur : Yoram Beck. Comit de rdaction: Eli Eyal, Yoram Beck, Amnon Hadari, Yohanan Manor, Elieser Schweid. Publi par le Dpartement de la publicit / LOrganisation sioniste mondiale, Jrusalem. 1 Au dbut des annes quatre-vingt lEtat dIsral est dans le besoin dune nouvelle perspective quant sa place, ses buts et ses objectifs nationaux, la maison et ltranger. Ce besoin est dautant plus vital en raison dun certain nombre de processus centraux dont le pays, la rgion et le monde subissent. Nous vivons aujourdhui dans les premiers stades dune nouvelle poque dans lhistoire humaine qui nest pas du tout semblable son prdcesseur, et ses caractristiques sont totalement diffrentes de ce que nous avons connues jusquici. Cest pourquoi nous avons besoin d une comprhension des processus centraux qui caractrisent cette poque historique dune part , et dautre part nous avons besoin d une vision du monde et une stratgie oprationnelle en conformit avec les nouvelles conditions. Lexistence, la prosprit et la fermet de lEtat juif dpendront de sa capacit adopter un nouveau cadre de ses affaires intrieures et trangres. 2 Cette poque est caractrise par plusieurs traits qui nous pouvons dj diagnostiquer, et qui symbolisent une vritable rvolution dans notre mode de vie actuel. Le processus dominant est la rpartition du rationaliste, les perspectives humanistes comme la pice matresse soutenir la vie et les ralisations de la civilisation occidentale depuis la Renaissance. Les opinions politiques, sociaux et conomiques qui ont man de cette fondation ont t fondes sur plusieurs vrits qui sont actuellement en train de disparatre, par exemple, lide que lhomme en tant quindividu est le centre de lunivers et tout ce qui existe afin de remplir son besoins matriels de base. Ce poste est invalid dans le prsent quand il est devenu vident que la quantit de ressources dans le cosmos ne rpond pas aux exigences de lhomme, ses besoins conomiques ou ses contraintes dmographiques. Dans un monde o il y a quatre milliards dtres humains et des ressources conomiques et de lnergie qui ne poussent pas proportionnellement rpondre aux besoins de lhumanit, il est irraliste de sattendre satisfaire lexigence principale de la socit occidentale, savoir 1, le dsir et laspiration pour une consommation illimite. Le point de vue que lthique ne joue aucun rle dans la dtermination de la direction. Lhomme prend , mais plutt ses besoins matriels dou ce point de vue est de plus rpandus aujourdhui que nous voyons un monde o presque toutes les valeurs sont en train de disparatre . Nous perdons













la capacit dvaluer les choses les plus simples, surtout quand elles concernent la simple question de ce qui est bon et ce qui est mal. 3 La vision des aspirations illimites de lhomme et ses capacits se rtrcissent en face des tristes ralits de la vie, lorsque nous assistons leffondrement de lordre du monde qui nous entoure. Le point de vue qui promet la libert tous ,et la libert de lhumanit semble absurde la lumire de la triste ralit que ce sont les trois quarts de la race humaine qui vivent sous des rgimes totalitaires. Les points de vue concernant lgalit et la justice sociale ont t transformes par le socialisme et surtout par le communisme dans une rise. Il ny a aucun argument quant la vracit de ces deux ides, mais il est clair quils nont pas t mis en pratique correctement et que la majorit de lhumanit a perdu la libert, la libert et la possibilit pour lgalit et la justice. Dans ce monde nuclaire dans laquelle nous sommes ( encore ) vivant dans une paix relative depuis trente ans, le concept de la paix et de la coexistence entre les nations na pas de sens quand une superpuissance comme lURSS est titulaire dune doctrine militaire et politique de la sorte , il a: qui ne seulement une guerre nuclaire possible et ncessaire pour atteindre les buts du marxisme , mais quil est possible de survivre aprs , sans parler du fait que lon peut tre victorieux dans cela.2 4 Les notions essentielles de la socit humaine, en particulier ceux de lOccident, font lobjet dun changement en raison de transformations politiques, militaires et conomiques. Ainsi, la puissance nuclaire et conventionnel de lURSS a transform lpoque qui vient de sachever dans le dernier rpit avant la grande saga qui va dmolir une grande partie de notre monde dans une guerre mondiale multi- dimensionnelle, en comparaison de laquelle les guerres du pass ont t un jeu denfant. La puissance de lnergie nuclaire ainsi que des armes conventionnelles, leur quantit, leur prcision et leur qualit mettront notre monde lenvers en quelques annes, et nous devons nous aligner de manire y faire face en Isral. Cest donc la principale menace pour notre existence et celle du monde occidental. 3 La guerre des ressources dans le monde, le monopole arabe sur le ptrole, et la ncessit de lOccident importer la plupart de ses matires premires du tiers-monde, sont en train de transformer le monde que nous connaissons, tant donn que lun des objectifs majeurs de lURSS est de vaincre lOuest en prenant le contrle des ressources gigantesques dans le golfe Persique et dans la partie sud de lAfrique, o la majorit des minraux stratgiques du monde sont situs. Nous pouvons imaginer les dimensions de la confrontation mondiale laquelle il va nous falloir faire face lavenir.













5 La doctrine Gorshkov appelle pour le contrle sovitique sur les ocans et les zones riches en minraux du Tiers-monde. Cest ainsi que la prsente doctrine nuclaire sovitique qui considre quil est possible de grer, gagner et survivre une guerre nuclaire, au cours de laquelle la puissance militaire de lOccident pourrait bien tre dtruite et faire de ses habitants, des esclaves au service du marxisme-lninisme, est le principal danger pour la paix mondiale et notre propre existence. Depuis 1967, les Sovitiques ont transform la maxime de Clausewitz dans La guerre est la continuation de la politique par des moyens nuclaires", et en a fait la devise qui guide toutes leurs politiques. Dj aujourdhui, ils sont occups raliser leurs objectifs dans notre rgion et dans le monde, et la ncessit dy faire face devient llment majeur de la politique de scurit de notre pays et bien sr celle du reste du monde libre. Cest notre principal challenge.4 6 Le monde arabo-musulman, donc, nest pas le problme stratgique majeur que nous allons faire face dans les annes quatre-vingt, malgr le fait quil porte la principale menace contre Isral, en raison de sa puissance militaire croissante. Ce monde, avec ses minorits ethniques, ses factions et des crises internes, ce qui est tonnamment auto-destructeur, comme nous pouvons le voir au Liban, en Iran non arabe et maintenant en Syrie, est incapable de faire face avec succs ses problmes fondamentaux et donc de ne pas constituer une vritable menace contre lEtat dIsral sur le long terme, mais seulement court terme o sa puissance militaire immdiate a une grande importance. À long terme, ce monde ne pourra pas exister dans ce cadre prsent dans les zones autour de nous sans avoir passer par des changements rvolutionnaires authentiques. Le monde arabo- musulman est construit comme une maison temporaire de cartes mis en place par les trangers (la France et la Grande-Bretagne dans les annes vingt), sans que les souhaits et les dsirs des habitants aient t pris en compte. Il a t arbitrairement divis en 19 Etats, tous faits de combinaisons de minorites et les groupes ethniques qui sont hostiles les uns aux autres, de sorte que chaque tat arabe musulman est aujourdhui confront la destruction sociale ethnique de lintrieur, et dans certains, une guerre civile fait dj rage. 5 La plupart des Arabes, 118 millions sur 170 millions, vivent en Afrique, principalement en Egypte (45 millions aujourdhui). 7 En dehors de lEgypte, tous les Etats du Maghreb sont constitus dun mlange dArabes et les Berbres non arabes. En Algrie, il y a dj une guerre civile qui fait rage dans les montagnes KABILE entre les deux nations dans le pays. Maroc et lAlgrie sont en guerre les uns avec les autres sur le Sahara espagnol, en plus de la













lutte interne dans chacun deux. LIslam met en danger lintgrit de la Tunisie et Kadhafi organise des guerres qui sont destructrices du point de vue arabe , dun pays qui est peu peuple et qui ne peut pas devenir une nation puissante . Cest pourquoi il a tent plusieurs unifications dans le pass avec les Etats qui sont plus authentiques, comme lEgypte et la Syrie. Le Soudan, ltat le plus dchir dans le monde arabo-musulman aujourdhui est construit sur quatre groupes hostiles les uns aux autres , le groupe musulman sunnite ,une minorit arabe qui rgne sur la majorit des Africains non arabes , paens et chrtiens. En Egypte, il y a une majorit musulmane sunnite face une grande minorit de chrtiens qui prdomine dans la Haute-Egypte : prs de 7 millions dentre eux, de sorte que mme Sadate, dans son discours du 8 mai, a exprim la crainte quils veulent un Etat eux propre, quelque chose comme un deuxime Liban chrtien en Egypte. 8 Tous les Etats arabes, autour dIsral, sont dchirs, casss et cribls de conflit intrieur, plus encore que ceux du Maghreb. La Syrie nest pas fondamentalement diffrent du Liban, sauf dans le rgime militaire fort qui gouverne. Mais la vritable guerre civile qui se droule aujourdhui entre la majorit sunnite et chiite alaouite minoritaire au pouvoir ( peine 12 % de la population) tmoigne de la gravit du problme domestique. 9 LIrak, encore une fois, ne diffre pas essentiellement de ses voisins, mme si sa majorit est chiite et la minorit sunnite dcision. Soixante -cinq pour cent de la population na rien dire dans la politique, dans laquelle une lite de 20 pour cent dtient le pouvoir. En outre, il existe une importante minorit kurde dans le nord , et si ce ntait pas pour la force du rgime au pouvoir , larme et les revenus du ptrole , de ltat futur de lIrak ne serait pas diffrente de celle du Liban dans le pass ou de la Syrie aujourdhui . Les graines de conflit intrieur et la guerre civile sont visibles aujourdhui dj, surtout aprs la monte de Khomeiny au pouvoir en Iran, un leader qui les chiites en Irak vue comme leur leader naturel. 10 Toutes les principauts du Golfe et lArabie saoudite sont construites sur un difice dlicat, bti sur le sable dans lequel il y a uniquement de lhuile. Au Kowet, les Kowetiens ne constituent quun quart de la population. Au Bahren, les chiites sont majoritaires mais sont privs du pouvoir. Aux Émirats arabes unis, les chiites sont une fois de plus la majorit, mais les sunnites sont au pouvoir. La mme chose est vraie dOman et le Ymen du Nord. Mme dans le marxiste Ymen du Sud il y a une minorit chiite importante. En Arabie saoudite, la moiti de la population est trangre, gyptienne et ymnite, mais une minorit dArabie dtient le pouvoir.













11 La Jordanie est en ralit palestinienne, dirige par une minorit bdouine de Trans- Jordanie, mais la plupart de larme et certainement la bureaucratie est maintenant palestinienne. Comme une question de fait Amman est aussi palestinienne que Naplouse. Tous ces pays ont des armes puissantes, relativement parlant. Mais il y a un problme l aussi. Larme syrienne est aujourdhui principalement sunnite avec un corps dofficiers alaouites, larme irakienne est chiite avec des commandants sunnites. Cela a une grande importance dans le long terme, et cest pourquoi il ne sera pas possible de conserver la loyaut de larme fort longtemps, sauf sil sagit du seul dnominateur commun : lhostilit envers Isral, et mme aujourdhui encore cela ne suffit pas. 12 A ct des Arabes, diviss comme ils sont, les autres Etats musulmans partagent une situation similaire. La moiti de la population de lIran est compos dun groupe de langue persane et lautre moiti dun groupe ethnique turque. La population de la Turquie comprend une majorit musulmane sunnite turque, environ 50%, et deux importantes minorits, 12 millions de chiites alaouites et 6 millions de Kurdes sunnites. En Afghanistan, il y a 5 millions de Chiites, qui constituent un tiers de la population. En ce qui touche les sunnites au Pakistan, il y a 15 millions de chiites qui mettent en danger lexistence de cet Etat. 13 Cette image nationale de la minorit ethnique qui stend du Maroc lInde et de la Somalie et la Turquie souligne labsence de stabilit et une dgnrescence rapide dans toute la rgion. Lorsque cette image est ajoute celle conomique, nous voyons comment lensemble de la rgion est construit comme un chteau de cartes, incapables de rsister ses graves problmes. 14 Dans ce monde gant et fractur il y a quelques groupes riches et une grande masse de gens pauvres. La plupart des Arabes ont un revenu annuel moyen de 300 dollars. Telle est la situation en Egypte, dans la plupart des pays du Maghreb lexception de la Libye et en Irak. Le Liban est dchir et son conomie est en train de se mettre en pices. Cest un tat dans lequel il ny a pas de pouvoir centralis, mais seulement 5 autorits de facto souverains (chrtienne dans le nord, soutenue par les Syriens et sous le rgne du clan Frangi, lEst une zone de conqute syrienne directe, dans le centre une enclave contrle par les phalangistes chrtiens, dans le sud et jusqu la rivire Litani comme une rgion essentiellement palestinienne contrle par lOLP et ltat des chrtiens du major Haddad et un demi million de













chiites). La Syrie est dans une situation encore plus grave et mme lassistance quelle obtiendra dans lavenir aprs lunification avec la Libye ne sera pas suffisante pour faire face aux problmes fondamentaux de lexistence et le maintien dune grande arme. LEgypte est dans la pire des situations : des millions sont touchs par la faim, la moiti de la population active est au chmage, et le logement est rare dans cette rgion la plus densment peuple du monde. Sauf pour larme, il ny a pas un ministre unique fonctionnant efficacement au sein de lEtat est dans une situation permanente proche de la faillite et dpend entirement de laide trangre amricaine accorde depuis les pourparlers de paix.6 15 Dans les pays du Golfe, lArabie saoudite, la Libye et lEgypte, il y a la plus grande accumulation dargent et de ptrole dans le monde, mais ceux qui en profitent viennent de minuscules lites qui nont pas une large base de soutien et de confiance en soi, quelque chose quaucune arme ne peut garantir. 7 Larme saoudienne avec tout son quipement ne peut pas dfendre le rgime de rels dangers intrieurs ou ltranger, et ce qui sest pass La Mecque en 1980 nest quun exemple. Une situation triste et trs orageuse entoure Isral et cre des dfis pour lui, des problmes, des risques mais aussi des opportunits considrables pour la premire fois depuis 1967. Il y a des chances que les occasions manques ce moment deviendront ralisables dans les annes quatre-vingts dans une mesure et selon les dimensions que nous ne pouvons mme pas imaginer aujourdhui. 16 La politique de paix et la restitution des territoires, travers une dpendance lgard des États-Unis, sopposent la ralisation de la nouvelle option cre pour nous. Depuis 1967, tous les gouvernements dIsral ont attach nos objectifs nationaux vers le bas pour rduire les besoins politiques, dune part, et dautre part de ngatives opinions politiques intrieures qui neutralisent nos capacits tant au pays qu ltranger. A dfaut de prendre des mesures en vue de la population arabe dans les nouveaux territoires , acquis dans le cadre dune guerre qui nous est impose , est lerreur stratgique majeure commise par Isral au lendemain de la guerre des Six Jours. Nous aurions pu nous sauver de tout le conflit amer et dangereux, car alors, si nous avions donn la Jordanie aux Palestiniens qui vivent louest du Jourdain. En faisant cela, nous aurions neutralis le problme palestinien qui nous aujourdhui confronts , et laquelle nous avons trouv des solutions qui ne sont vraiment pas des solutions tous , comme un compromis territorial ou de lautonomie dont le montant , en fait, la mme chose . 8 Aujourdhui, nous sommes soudainement confronts dimmenses opportunits pour transformer la situation en profondeur et nous devons le faire dans la dcennie venir, sinon nous ne pourrons pas survivre en tant quEtat.













17 Au cours des annes quatre-vingt, lEtat dIsral devra passer par de profonds changements dans son rgime politique et conomique au niveau national, ainsi que des changements radicaux dans sa politique trangre, afin de tenir tte aux dfis mondiaux et rgionaux de cette nouvelle poque. La perte des champs de ptrole canal de Suez, de limmense potentiel du ptrole, du gaz et dautres ressources naturelles dans la pninsule du Sina qui est gomorphologiquement identique aux riches pays producteurs de ptrole de la rgion, se traduira par une perte dnergie dans un proche avenir et va dtruire notre conomie nationale : un quart de notre PNB prsents ainsi que dun tiers du budget est utilis pour lachat de ptrole. 9 La recherche de matires premires dans le Nguev et sur la cte ne sera pas, dans un avenir proche, servir modifier cet tat de choses. 18 (Reprendre) la pninsule du Sina, avec ses ressources actuelles et potentielles est donc une priorit politique qui est obstrue par des accords de Camp David et les accords de paix. La faute en incombe bien sr avec le gouvernement isralien actuel et les gouvernements qui ont ouvert la voie la politique de compromis territorial, les gouvernements de lalignement depuis 1967. Les Egyptiens ne penseront pas quil est ncessaire de maintenir le trait de paix aprs le retour du Sina, et ils feront tout ce quils peuvent pour revenir dans le giron du monde arabe et de lURSS dans le but dobtenir le soutien et lassistance militaire. Laide amricaine nest garantie que pour une courte priode, pour les conditions de la paix et de laffaiblissement des Etats-Unis, tant au pays qu ltranger se traduira par une rduction de laide. Sans huile et le revenu qui en dcoule, avec la prsence dnormes dpenses, nous ne serons pas en mesure dobtenir 1982 dans les conditions actuelles, et nous devrons agir afin de retourner la situation au statu quo qui existait dans le Sina avant la visite de Sadate et laccord de paix sign tort avec lui, en Mars 1979. 10 19 Isral a deux grands axes travers lesquels peuvent se raliser cet objectif, une directe et lautre indirecte. Loption directe est le moins raliste en raison de la nature du rgime et du gouvernement en Isral, ainsi que la sagesse de Sadate qui obtint notre retrait du Sina, qui tait lenjeu de la guerre de 1973, sa plus grande ralisation depuis quil a prises le pouvoir. Isral ne fera rien pour rompre unilatralement le trait, ni aujourdhui, ni en 1982, sauf sil est trs difficile, press conomiquement et politiquement et que lEgypte fournit Isral un prtexte pour reprendre le Sina entre nos mains pour la quatrime fois dans notre courte histoire. Ce qui reste est donc loption indirecte. La situation conomique de lEgypte , de la













nature du rgime et de sa Politique pan- arabiste , va aboutir une situation aprs Avril 1982, dans laquelle Isral sera contraint dagir directement ou indirectement pour reprendre le contrle du Sina en tant que rserve stratgique , conomique et nergtique pour le long terme .L Egypte ne constitue pas un problme militaro stratgique en raison de ses conflits internes et il pourrait tre repouss la situation daprs-guerre en 1967 ,en pas plus dune journe. 11 20 Le mythe de lEgypte comme le leader fort du monde arabe a t dmoli en 1956 et certainement na pas survcu 1967, mais notre politique, comme dans le retour du Sina, a servi transformer le mythe en fait. Mais en ralit, , la puissance de lEgypte en proportion la fois face Isral seul et pour le reste du monde arabe a connu une baisse denviron 50 pour cent depuis 1967. LEgypte nest plus la premire puissance politique dans le monde arabe et est conomiquement au bord dune crise. Sans laide trangre, la crise viendra demain. 12 Dans le court terme, en raison du retour du Sina, en Égypte, ce pays gagnera plusieurs avantages nos frais, mais seulement court terme jusquen 1982, et cela ne changera pas lquilibre des forces son avantage, et va peut-tre apporter des lors, sa chute. LEgypte, dans son image politique intrieure actuelle, est dj un cadavre, dautant plus si lon tient compte de la croissance du Rift musulman -chrtien. Briser lEgypte vers le bas territorialement en rgions gographiques distinctes est lobjectif politique dIsral dans les annes quatre-vingt sur son front occidental. 21 LEgypte est divise et dchire dans de nombreux foyers dautorit. Si lEgypte se dsagrge, des pays comme la Libye, le Soudan ou mme les États les plus loigns ne pourront pas continuer exister dans leur forme actuelle et se joindront la chute et la dissolution de lEgypte. La vision dun Etat chrtien copte en Haute Égypte ainsi quun certain nombre dEtats faibles avec une puissance trs localise et sans un gouvernement centralis comme ce jour, est la cl dun dveloppement historique qui na t en retrait par laccord de paix, mais qui semble invitable le long terme. 13 22 Le front de lOuest, qui sur la surface apparat plus problmatique, est en fait moins compliqu que le front de lEst, o la plupart des vnements qui font la une des journaux ont eu lieu rcemment. La dissolution totale du Liban en cinq provinces sert de prcdent pour lensemble du monde arabe, dont lEgypte , la Syrie , lIrak et la pninsule arabique qui est dj la suite cette piste. La dissolution de la Syrie et de lIrak plus tard dans les zones ethniquement ou religieusement sunnite comme au Liban, est la cible principale dIsral sur le front de lEst dans le long terme,













tandis que la dissolution de la puissance militaire de ces Etats sert de cible, court terme primaire. La Syrie va seffondrer, conformment sa structure ethnique et religieuse, dans plusieurs États comme dans lactuel Liban, de sorte quil y aura un Etat alaouite chiite le long de sa cte, un État sunnite dans la rgion dAlep, un autre Etat sunnite, Damas, hostile son voisin du nord, et les Druzes qui mettront en place un Etat, peut-tre mme dans notre Golan, et certainement dans le Hauran et dans le nord de la Jordanie. Cet tat de choses sera le garant de la paix et de la scurit dans la rgion long terme, et ce but est dj notre porte aujourdhui. 14 23 LIrak, riche en ptrole dune part, et dchir intrieurement sur lautre, est une garantie en tant que candidat pour les objectifs dIsral. Sa dissolution est encore plus importante pour nous que celle de la Syrie. LIrak est plus fort que la Syrie. À court terme, cest la puissance irakienne qui constitue la plus grande menace pour Isral. Une guerre irako- iranienne va dchirer lIrak, la faire clater et provoquer sa chute intrieure avant mme quelle soit capable dorganiser une lutte sur un large front contre nous. Chaque type de confrontation inter -arabe nous aidera court terme et permettra de raccourcir le chemin vers le but plus important qui est de briser lIrak en la divisant comme en Syrie et au Liban. En Irak, une division en provinces le long de lignes ethniques / religieuses comme en Syrie au cours de la priode ottomane est possible. Ainsi, trois (ou plus) États existeront autour des trois grandes villes: Égypte, Bagdad et Mossoul, et les zones chiites du sud se spareront des sunnites et kurdes au nord. Il est possible que la prsente confrontation irano- irakienne va approfondir cette polarisation. 15 24 Lensemble de la pninsule arabique est un candidat naturel pour la dissolution en raison de pressions internes et externes, et la question est invitable en particulier en Arabie Saoudite. Peu importe si sa puissance conomique fonde sur le ptrole demeure intacte ou si elle est diminue dans le long terme, les dchirements et les pannes internes est un dveloppement clair et naturel la lumire de la structure politique actuelle. 16 25 La Jordanie constitue un objectif stratgique immdiat court terme mais pas long terme , car elle ne constitue pas une menace relle long terme aprs sa dissolution , la fin du long rgne du roi Hussein et le transfert du pouvoir aux Palestiniens court terme . 26













Il ny a aucune chance que la Jordanie continuera dexister dans sa structure actuelle pendant une longue priode, et la politique dIsral, la fois dans la guerre et dans la paix, doit tre oriente vers la liquidation de la Jordanie dans le cadre du rgime actuel et le transfert du pouvoir la majorit palestinienne. Une modification du rgime lest du fleuve entranera aussi la fin du problme des territoires peupls par des Arabes louest du Jourdain. Que ce soit en temps de guerre ou dans des conditions de paix, lmigration des territoires et le gel dmographique conomique pour eux, sont les garanties pour le changement venir sur les deux rives de la rivire, et nous devons tre actifs afin dacclrer ce processus dans un proche avenir. Le plan dautonomie devrait galement tre rejete, ainsi que tout compromis ou de la division des territoires, compte tenu des plans de lOLP et ceux des Arabes israliens eux-mmes, le plan de Shefaamr de Septembre 1980, il nest pas possible darriver vivre dans ce pays dans la situation actuelle sans sparer les deux nations, les Arabes en Jordanie et les juifs dans les zones louest de la rivire. Vritable coexistence et la paix rgnera sur la terre que lorsque les Arabes vont comprendre que sans rgle juive entre le Jourdain et la mer, ils nauront ni existence ni scurit. Une nation qui leur est propre et la scurit seront eux, seulement en Jordanie. 17 27 En Isral, la distinction entre les domaines de 67 et les territoires au-del, ceux de 48, a toujours eu de sens pour les Arabes et aujourdhui na plus aucune importance pour nous. Le problme doit tre considr dans son intgralit, sans divisions que de 67. Il doit tre clair, en vertu dune future constellation que la situation politique ou militaire, dans la solution du problme des Arabes autochtones ne viendra que quand ils reconnatront lexistence dIsral dans des frontires sres jusqu la rivire du Jourdain et au-del, comme notre besoin existentiel dans cette poque difficile, lpoque nuclaire dont nous allons bientt entrer. Il nest plus possible de vivre avec les trois quarts de la population juive sur le littoral dense qui est si dangereux dans une poque nuclaire. 28 La dispersion de la population est donc un objectif stratgique national de premier ordre , sinon, nous cesserons d exister lintrieur de frontires .La Jude, la Samarie et la Galile sont notre seule garantie pour lexistence nationale, et si nous ne devenons pas majoritaires dans les zones de montagne , nous ne dominerons pas dans le pays et nous serons semblables des Croiss, qui ont perdu ce pays qui ntait pas le leur de toute faon , et dans lequel ils taient des trangers pour commencer. Rquilibrer le pays dmographiquement, stratgiquement et conomiquement est le but le plus lev et le plus fondamental aujourdhui. Prendre la main sur le bassin versant de la montagne de Beersheba la Haute Galile est













lobjectif national gnr par la grande considration stratgique qui est le rglement de la partie montagneuse du pays qui est vide de juifs aujourdhui. l8 29 La ralisation de nos objectifs sur le front de lEst dpend dabord de la ralisation de cet objectif stratgique interne. La transformation de la structure politique et conomique, de manire permettre la ralisation de ces objectifs stratgiques, est la cl pour atteindre lensemble du changement. Nous devons passer dune conomie centralise dans laquelle le gouvernement est trs impliqu , un march libre et ouvert ainsi que de passer de fonction du contribuable amricain dvelopper, avec nos propres mains , dune vritable infrastructure conomique productive. Si nous ne sommes pas en mesure de faire ce changement librement et volontairement , nous serons forcs en elle par lvolution du monde , en particulier dans les domaines de lconomie , de lnergie et de la politique , et par notre propre isolement croissant . l9 30 Dun point de vue militaire et stratgique, lOccident dirige par les États-Unis nest pas en mesure de rsister aux pressions mondiales de lURSS dans le monde entier, et Isral doit donc autonome dans les annes quatre-vingt, sans aucune aide extrieure, militaire ou conomique, et ce est dans nos capacits aujourdhui, sans compromis. 20 changements rapides dans le monde seront galement amener un changement dans ltat de la juiverie mondiale laquelle Isral deviendra non seulement un dernier recours, mais la seule option existentielle. Nous ne pouvons pas supposer que les Juifs amricains et les communauts dEurope et dAmrique latine continueront dexister sous sa forme actuelle lavenir. 21 31 Notre existence dans ce pays lui-mme est certaine, et il nexiste aucune force qui puisse nous retirer dici, soit de force ou par trahison (mthode de Sadate). Malgr les difficults de la politique errone de paix et le problme des Arabes israliens et ceux des territoires, nous pouvons traiter efficacement ces problmes dans un avenir prvisible. Conclusion 1 Trois points importants doivent tre clarifies afin dtre en mesure de comprendre les importantes possibilits de ralisation de ce plan sioniste pour le Moyen-Orient, et aussi pourquoi il a d tre publi.













2 Le pass militaire du Plan Les conditions militaires de ce plan nont pas t mentionns ci-dessus, mais sur les nombreuses occasions o quelque chose comme elle est expliqu huis clos aux membres de lestablishment isralien, ce point est clarifi. Il est suppos que les forces militaires israliennes, dans toutes leurs branches, sont insuffisantes pour le travail rel de loccupation des territoires tendus comme indiqu ci-dessus. En fait, mme dans les moments dintenses " troubles " palestinien sur la Cisjordanie, les forces de larme isralienne sont trop tendues. La rponse cette question est le mode de dcision au moyen de " forces Haddad ou des Associations villageoises (aussi appel ligues de village) : les forces locales dans le cadre des leaders se dissocie compltement de la population, ne pas avoir encore toute fodale ou structure du parti (comme les Phalangistes ont, par exemple). Les tats proposs par Yinon sont Haddadland et Associations villageoises , et leurs forces armes seront, sans aucun doute, tout fait semblables. En outre, la supriorit militaire isralienne dans une telle situation sera beaucoup plus grande quelle ne lest aujourdhui encore, de sorte que tout mouvement de rvolte sera puni, soit par lhumiliation massive en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, ou par bombardement et loblitration de villes, comme au Liban aujourdhui (Juin 1982), ou par les deux. Afin de garantir cela, le plan , comme expliqu par voie orale, appelle la mise en place de garnisons israliennes dans les lieux de convergence entre les mini- États, dots des forces destructrices mobiles ncessaires . En fait, nous avons vu quelque chose comme a dans Haddadland et nous allons presque certainement bientt voir le premier exemple de ce systme fonctionnant soit au Sud Liban ou dans tout le Liban. 3 Il est vident que les hypothses militaires au-dessus , et lensemble du plan aussi, dpendent aussi du fait que les Arabes continuent tre encore plus diviss quils ne le sont maintenant, et sur labsence de tout mouvement de masse vritablement progressif entre eux. Il se peut que ces deux conditions seront retires que lorsque le plan sera bien avanc, avec des consquences qui ne peuvent tre prvues. 4 Pourquoi il est ncessaire de publier cela en Isral? La raison pour laquelle la publication est la double nature de la socit juive isralienne : Un trs grand degr de libert et de dmocratie, spcialement pour les Juifs, combin avec lexpansionnisme et la discrimination raciste. Dans une telle situation, llite juive isralienne (pour les masses suivent la tl et les discours de













Begin) doit tre persuade. Les premires tapes dans le processus de persuasion sont orales, comme indiqu ci-dessus, mais il arrive un moment o il devient gnant. Les documents crits doivent tre produits au profit des persuasions plus stupides et expliquent (pour les officiers de rang moyen par exemple, qui sont, en gnral, remarquablement stupides). Il faut ensuite quils apprennent , plus ou moins, et quils prchent aux autres. Il faut remarquer quIsral, et mme le Yishouv des annes vingt, a toujours fonctionn de cette faon. Je me souviens bien de la faon dont (avant jtais en opposition ), la ncessit de la guerre avec qui me la expliqu, moi et dautres un an avant la guerre de 1956, et la ncessit de conqurir " le reste de la Palestine occidentale quand nous en aurons loccasion , ceci a t expliqu dans les annes 1965-1967. 5 Pourquoi est-il suppos quil ny a pas de risque particulier, venant de lextrieur, dans la publication de ces plans? Ces risques peuvent provenir de deux sources, tant que lopposition de principe lintrieur dIsral est trs faible (une situation qui pourrait changer la suite de la guerre contre le Liban) : le monde arabe, y compris les Palestiniens, et les Etats-Unis. Le monde arabe sest montr jusqu prsent incapable dune analyse dtaille et rationnelle de la socit juive isralienne et les Palestiniens ont t, en moyenne, pas plus que le reste. Dans une telle situation, mme ceux qui crient sur les dangers de lexpansionnisme isralien (qui sont assez rel) font cela non pas parce que des connaissances factuelles et dtailles, mais cause de la croyance dans le mythe. Un bon exemple est la croyance trs persistante dans lcriture inexistante sur le mur de la Knesset du verset biblique sur le Nil et lEuphrate. Un autre exemple sont les dclarations persistantes , et compltement fausses qui ont t faites par certains dirigeants arabes,parmi les plus importants, que les deux bandes bleues du drapeau isralien symbolisent le Nil et lEuphrate, alors quen fait ils sont tires des bandes du chle de prires juives ( Talit ) . Les spcialistes israliens supposent que, dans lensemble, les Arabes ne prtent aucune attention leurs discussions srieuses sur lavenir, et la guerre du Liban leur a donn raison. Alors, pourquoi ne devraient-ils pas continuer avec leurs vieilles mthodes de persuader dautres Israliens ? 6 Aux États- Unis, une situation trs similaire existe, du moins jusqu maintenant. Les commentateurs plus ou moins srieux prennent leurs informations sur Isral, et beaucoup de leurs opinions ce sujet, partir de deux sources. La premire provient darticles parus dans la presse librale amricaine, crite presque entirement par des admirateurs juifs dIsral qui, mme sils sont critiques de













certains aspects de ltat dIsral, pratiquent fidlement ce que Staline appelait " la critique constructive. " (En fait, ceux dentre eux qui prtendent aussi tre anti- stalinien " sont en ralit plus stalinien que Staline, Isral tant leur dieu qui na pas encore russi ). Dans le cadre de ce culte critique il faut supposer quIsral a toujours de bonnes intentions et seulement fait des erreurs , et donc un tel plan ne serait pas un sujet de discussion, exactement comme les gnocides commis par des juifs bibliques ne sont pas mentionns. Lautre source dinformation, The Jerusalem Post, a adopt des politiques similaires. So long, donc, que la situation existe dans laquelle Isral est vraiment une socit ferme pour le reste du monde, car le monde veut fermer ses yeux, la publication et mme le dbut de la ralisation dun tel plan est raliste et ralisable. Isral Shahak 17 juin 1982 Jrusalem À propos du traducteur Isral Shahak est un professeur de chimie organique lUniversit hbraque de Jrusalem et le prsident de la Ligue isralienne des droits humains et civils. Il a publi Les Documents Shahak, recueils darticles cls de la presse hbraque, et est lauteur de nombreux articles et livres, parmi lesquels non- Juifs dans lEtat juif. Son dernier livre est mondial sur le rle dIsral : les armes de la rpression, publi par le AAUG en 1982. Isral Shahak : (1933-2001) Remarques 1. Universits amricaines, personnel de terrain. Rapport n 33, 1979. Selon cette tude, la population mondiale sera de 6 milliards en lan 2000. La population mondiale daujourdhui peut tre dcompos comme suit : Chine, 958 millions , lInde , 635 millions ; URSS , 261 millions ; États-Unis, 218 millions en Indonsie, 140 millions , le Brsil et le Japon, 110 millions chacun. Selon les chiffres du Fonds des Nations Unies pour 1980, il y aura, en 2000, 50 villes ayant une population de plus de 5 millions chacun. Le ofthp de la population; Tiers-monde sera alors 80% de la population mondiale. Selon Justin Égypte, US Census Bureau chef, la population mondiale natteindra pas 6 milliards cause de la faim. 2. La Politique nuclaire sovitique a t bien rsume par deux sovitologues amricains: Joseph D. Douglas et Amoretta M. Hoeber, la stratgie sovitique de la guerre nuclaire, (Stanford, CA, Hoover Inst Press, 1979. .). Dans les dizaines de lUnion sovitique et des centaines darticles et de livres sont publis chaque anne qui dcrivent en dtail la doctrine sovitique de la guerre nuclaire et il y a une grande quantit de documents traduits en anglais et publis par lUS Air Force, y compris lUS Air Force : le marxisme -lninisme sur la guerre et lArme : le point













de vue sovitique, Moscou, 1972; USAF : les forces armes de lÉtat sovitique. Moscou 1975, par le marchal A. million. Lapproche de base sovitique lobjet est prsent dans le livre par le marchal Sokolovski publi en 1962 Moscou : le marchal VD Sokolovski, la stratgie militaire, doctrine et les concepts sovitique (New York, Praeger, 1963). 3. Une image des intentions sovitiques dans diverses rgions du monde peut tre tire de louvrage de Douglas et Hoeber, ibid. Pour le matriel complmentaire: Michael Morgan, minraux du URSS comme arme stratgique dans lavenir, " la Dfense et des Affaires trangres, Washington, DC, dcembre 1979. 4. Amiral de la Flotte Sergei Gorshkov, Sea Power et lÉtat, London, 1979. Morgan, loc. cit. Le gnral George S. Brown (USAF ) C- JCS , Dclaration au Congrs sur la posture de dfense des États-Unis Pour lexercice 1979 , p. 103; Conseil national de scurit , Examen de la politique de non combustibles , ( Washington , DC 1979 ) ; Drew Middleton , The New York Times, ( 15.9.79 ) ; Temps , 21/09/80 . 5. Elie Kedourie, " La Fin de lEmpire ottoman , Revue dhistoire contemporaine, Vol. 3, n 4, 1968. 6 . Al -Thawra, la Syrie 20/12/79, Al -Ahram, 30/12/79, Al Baath, la Syrie, 06/05/79 . 55% des Arabes ont 20 ans et moins, 70% des Arabes vivent en Afrique, 55% des Arabes moins de 15 ans sont au chmage, 33 % vivent dans les zones urbaines, Oded Yinon, " le problme de la population de lEgypte , The combustibles Quarterly , n 15 , printemps 1980 . 7. E. Kanovsky, nantis arabes et les dmunis , The combustibles Quarterly, no 1, automne 1976, Al Baath, la Syrie, 06/05/79. 8. Dans son livre, lancien Premier ministre Yitzhak Rabin a dclar que le gouvernement isralien est en fait responsable de la conception de la politique amricaine au Moyen-Orient, aprs Juin 67, en raison de sa propre indcision quant lavenir des territoires et de lincohrence dans ses positions depuis quil a cr le fond de la Rsolution 242 et certainement douze ans plus tard pour les accords de Camp David et le trait de paix avec lEgypte. Selon Rabin, le 19 Juin 1967, le prsident Johnson a envoy une lettre au Premier ministre Eshkol dans lequel il na rien dit sur le retrait des nouveaux territoires, mais exactement le mme jour , le gouvernement a dcid de retourner territoires en change de la paix. Aprs les rsolutions arabes Khartoum (01/09/67), le gouvernement a modifi sa position, mais contrairement sa dcision du 19 Juin, na pas inform les États-Unis de laltration et les États-Unis a continu de soutenir 242 du Conseil de scurit sur la base d sa comprhension plus tt quIsral est prt retourner territoires. À ce moment, il tait dj trop tard pour changer la position amricaine et la politique













dIsral. De l, la voie tait ouverte des accords de paix sur la base de 242 comme cela a t plus tard convenu Camp David. Voir Yitzhak Rabin. Pinkas Sherut, (Maariv 1979) pp 226-227. 9. Affaires trangres et de la Dfense, Prsident du Comit professeur Moshe Arens ont fait valoir dans une interview (Ma ARIV, 03/10/80) que le gouvernement isralien na pas russi laborer un plan conomique avant les accords de Camp David et a t lui-mme surpris par le cot de ces accords, bien que dj au cours des ngociations, il a t possible de calculer le prix lourd et la grave erreur impliqu dans pas avoir prpar les motifs conomiques de la paix. Lancien ministre de Trsor, M. Yigal combustibles, a dclar que si ce ntait pas pour le retrait des champs de ptrole, Isral aurait une balance des paiements positive (17/09/80). Cette mme personne a dit deux ans plus tt que le gouvernement dIsral ( partir de laquelle il sest retir) avait mis une corde autour de son cou. Il faisait allusion des accords de Camp David (Haaretz, 03.11.78). Dans le cadre de lensemble des ngociations de paix ni un expert ni un conseiller conomique a t consult, et le premier ministre lui-mme, qui manque de connaissances et dexpertise en conomie, dans une initiative errone, a demand aux Etats-Unis pour nous donner un prt plutt quune subvention, en raison de sa volont de maintenir notre respect et le respect de lUS vers nous. Voir Haaretz1 / 5 /79. Combustibles Post, 07/09/79. Prof Égypte Razin, ancien conseiller principal au Trsor, a vivement critiqu la conduite des ngociations; Haaretz, 05.05.79. Maariv, 07/09/79. En ce qui concerne les questions relatives aux champs de ptrole et la crise nergtique dIsral, voir lentrevue avec M. Eitan Eisenberg, un conseiller du gouvernement sur ces questions, Maarive hebdomadaire, 12/12/78. Le ministre de lÉnergie , qui a personnellement sign les accords de Camp David et lvacuation des Sdeh Alma, a depuis mis laccent sur la gravit de notre situation du point de vue de lapprovisionnement en ptrole plus dune fois Yediot Égypte voir , 20/07/79 . Ministre de lÉnergie Modai mme admis que le gouvernement ne la pas consult du tout sur le sujet du ptrole au cours de Camp David et les ngociations de Blair House. Haaretz, 22.08.79. 10. De nombreuses sources signalent sur la croissance du budget de larmement en Egypte et sur les intentions de donner la prfrence de larme dans un budget poque de paix sur les besoins nationaux pour lesquels une paix aurait t obtenue. Voir lancien Premier ministre Salam Mamduh dans une interview 18/12/77 , ministre du Trsor Égypte El Sayeh dans une interview 25/07/78 et le papier Al Akhbar , 02/12/78 qui ont clairement soulign que le budget militaire recevra premier priorit , en dpit de la paix. Cest ce que lancien Premier ministre Mustafa Khalil a indiqu dans le document programmatique de son cabinet qui a t prsent au Parlement, 25/11/78. Voir la traduction anglaise, ICA, FBIS, 27 novembre 1978, p D 1-10.













Selon ces sources, le budget militaire de lEgypte a augment de 10 % entre les exercices 1977 et 1978, et le processus se poursuit encore. Une source Arabie divulgu que le plan dEgyptiens augmenter leur budget militmy de 100 % au cours des deux prochaines annes; Haaretz, 12.02.79 et combustibles Post, 14/01/79. 11. La plupart des estimations conomiques ont jet le doute sur la capacit de lÉgypte reconstruire son conomie en 1982. Voir lUnit conomique Intelligence 1978 Supplment, " La Rpublique arabe dEgypte " ; E. Kanovsky , Lvolution rcente de lconomie du Moyen-Orient , Occasional Papers , linstitution Silo , Juin 1977; Kanovsky , " lconomie gyptienne depuis le milieu des Sixties , les secteurs Micro , Occasional Papers , juin 1978 , Robert McNamara , prsident de la Banque mondiale , tel que rapport dans le Times , Londres, 24/01/78 . 12. Voir la comparaison faite par le researeh de lInstitut dtudes stratgiques Londres, et la recherche Camed dans le Centre dtudes stratgiques de lUniversit de Tel Aviv, ainsi que la recherche par le scientifique britannique, Denis Champlin, Military Review, novembre 1979, ISS : The Military Balance 1979-1980, CSS ; arrangements de scurit dans le Sina par Brig. Combustibles (Rs.) A Shalev, n 3.0 CSS, The Military Balance et des moyens militaires aprs le trait de paix avec lEgypte, par Brig. Combustibles (Rs.) Y. Raviv , n 4 , dcembre 1978 , ainsi que de nombreux articles de presse , notamment El Hawadeth , Londres, 07/03/80 ; El Watan El Arabi , Paris, 14/12/79 . 13. En ce qui concerne ferment religieux en Egypte et les relations entre coptes et musulmans voir la srie d articles publis dans le journal kowetien , El Qabas , 15/09/80 . Liban Irene Beeson fait ce rapport sur le foss entre musulmans et coptes, voir : Irene Beeson, Guardian, Londres, 24/06/80, et stratgique Stewart, Moyen-Orient Internmational, Londres 06/06/80. Pour les autres rapports voir Pamela Ann Smith, The Guardian , Londres, 24/12/79 ; The Christian Science Monitor 27/12/79 ainsi que Al Dustour , Londres, 15/10/79 ; El Kefah El Arabi, 10/15 / 79 . 14. Arab Press Service, Beyrouth, 8/6-13/80. The New Republic, 16/08/80, Der Spiegel, cit par Haaretz, 21.03.80, ET 4/30-5/5/80; The Economist, 22/03/80; Robert Fisk, Times, Londres, 26/03/80; Ellsworth Jones, Sunday Times, 30/03/80. 15. JP Peroncell Hugoz, Le Monde, 28/04/80 Paris, le Dr Abbas Kelidar, Moyen-Orient Review, Summer 1979; Stratgique Studies, ISS, juillet 1975, Andreas Kolschitter, Der Zeit, (Haaretz, 21.09.79) Economist Foreign Report, 10/10/79, affaires afro-asiatique, Londres, Juillet 1979.













16. Arnold Hottinger , les Etats arabes riches en difficult, Le New York Review of Books , 15/05/80 ; service de la presse arabe , Beyrouth, 6/25-7/2/80 ; US Nouvelles et World Report , 11/5 / 79 ainsi que El Égypte , 09/11/79 ; El Nahar El Arabi Wal Duwali , Paris 07/09/79 ; El Hawadeth , 09/11/79 ; David Hakham , Monthly Review , IDF , janvier fvrier 79 . 17. En ce qui concerne les politiques et les problmes de la Jordanie voient El Nahar El Arabi Wal Duwali , 30/04/79 , 02/07/79 , le professeur Elie Kedouri , Maariv 08/06/79 , le professeur Tanter , Davar 12/07/79 , A. Safdi , combustibles Post, 31/05/79 ; El Watan El Arabi 28.11.79 ; El Qabas , 19/11/79 . Quant aux positions OLP voir : Les rsolutions du Fatah Quatrime Congrs, Damas, Aot 1980. Le programme de Shefaamr des Arabes israliens a t publi dans Haaretz, 24.09.80, et par le rapport de la presse arabe 18/06/80. Pour des faits et chiffres sur limmigration des Arabes en Jordanie, voir Amos Ben Vered, Haaretz, 16.02.77 ; Yossef Tsuriel, Maariv 12/01/80. Quant la position de l OLP contre Isral Shlomo Gazit voir , Monthly Review , Juillet 1980; Hani El Hasan dans une interview, Al Rai AlAm , le Kowet 15/04/80 ; Avi Plaskov , le problme palestinien , Survival , ISS, Londres Janv. Fvr 78; David Gutrnann, Le mythe palestinien", Commentary, Oct. 75, Bernard Lewis, Les Palestiniens et lOLP, Commentaire janvier 75, du lundi matin, Beyrouth, 8/18-21/80, Journal of Palestine Studies, Hiver 1980. 18. Professeur Yuval Neeman, " Samaria le fondement de la scurit dIsral", Maarakhot 272-273, Mai / Juin 1980; Yaakov Hasdai, La paix, la Voie et le droit de savoir, " Dvar Hashavua, 2/23 / 80. Égypte Yariv , profondeur stratgique Un point de vue isralien , " Maarakhot 270-271 , Octobre 1979; Yitzhak Rabin , Problmes de dfense dIsral dans les annes quatre-vingts , " Maarakhot Octobre 1979. 19. Ezra Zohar, Dans les pinces du rgime (Shikmona, 1974) ; Motti Heinrich, avons-nous une chance Isral, entre la vrit et la lgende (Reshafim, 1981). 20. Henry Kissinger : Les leons du pass , The Washington Review Vol 1, janvier 1978; Arthur Ross, Le Dfi de lOPEP lOuest, Le Washington Quarterly, hiver 1980; Walter Levy, Le ptrole et le dclin de lOuest , Foreign Affairs, t 1980 ; Rapport spcial : Notre arme forees Ready or Not ? "US Nouvelles et World Report 10.10.77 ; Stanley Hoffman, Rflexions sur le Danger Prsent , Le New York Review of Books 06/03/80 ; Temps 03.04.80 ; ptrole et American Power Six ans plus tard Robert Tucker, " ; Leopold Lavedez " Les illusions de sel Commentaire septembre 79 , Norman Podhoretz , " Le Present Danger , Commentaire Mars 1980 Commentaire septembre 1979 , Norman Podhoretz , " l abandon dIsral , Commentary Juillet 1976; Elie Kedourie , Mconnaissance du Moyen-Orient , Commentaire Juillet 1979.













21. Selon les chiffres publis par Yaacov Karoz , Yediot Égypte , 17/10/80 , la somme totale des incidents antismites enregistrs dans le monde en 1979 tait le double du montant enregistr en 1978. En Allemagne, la France et la Grande-Bretagne le nombre dincidents antismites a t plusieurs fois suprieur lanne. Aux États-Unis, ainsi il y a eu une forte augmentation des incidents antismites qui ont t rapports dans cet article. Pour le nouvel antismitisme , voir L. Talmon , " Le nouvel antismitisme , The New Republic, 18/09/1976 ; Barbara Tuchman , Ils ont empoisonn les puits, " Newsweek 03/02/75 .
Isral Une stratgie persvrante de dislocation du monde arabe Par Oded Yinon














Larticle qui suit, dOded Yinon prsente, me semble-t-il, de faon exacte et dtaille, le projet qui est celui du rgime sioniste actuel le rgime de Sharon et Eitan concernant le Moyen-Orient, savoir la division de la rgion en petits Etats, et le dmantlement de tous les Etats arabes. Je voudrais, en guise de prambule, attirer lattention du lecteur sur quelques points : Lide que tous les Etats arabes doivent tre fragments en petites units, par loeuvre dIsral, est une ide rcurrente dans la pense stratgique isralienne. On peroit trs clairement le lien troit qui existe entre ce projet et la pense no-conservatrice amricaine, particulirement dans les notes de lauteur pour son propre article. Mais, en dpit dune rfrence de pure forme la dfense de lOccident face au pouvoir sovitique, lobjectif rel de lauteur, et du rgime isralien actuel, est bien clair : faire dun Isral imprialiste une puissance mondiale. En dautres termes, Sharon se propose de tromper les Amricains aprs avoir jou le monde entier. Trs videmment, bien des faits, dans les notes comme dans le texte mme, sont falsifis ou omis, comme par exemple laide financire des Etats-Unis Isral. Dautres prtendus faits sont de pures inventions. Mais il ne faudrait pas pour autant regarder ce projet comme dnu de toute porte pratique, ou irralisable, au















moins court terme. Le projet reproduit fidlement les thories gopolitiques qui avaient cours en Allemagne dans les annes 1890-1933, qui furent adoptes telles quelles par Hitler et le nazisme, et qui guidrent leur politique en Europe de lEst. Les objectifs fixs par ces thories, en particulier le dmantlement des Etats existants, reurent un dbut de ralisation de 1939 1941, et seule une coalition lchelle mondiale en empcha lapplication long terme, Les notes sont de lauteur de larticle. Jai cependant soulign (italiques) certains passages de ce texte. Isral Shahak, 13 juin 1982 En ce dbut des annes 1980, Isral a besoin de trouver des perspectives nouvelles, de redfinir sa place dans le monde, de se fixer des objectifs lintrieur comme lextrieur. Besoin devenu plus urgent en fonction des mutations cruciales subies par le pays lui-mme par cette rgion du globe, par le monde tout entier. Nous sommes laube dune re nouvelle de lhistoire de lhumanit, une re qualitativement diffrente des prcdentes, de caractre totalement nouveau. Cest pourquoi il est essentiel de comprendre les mutations qui caractrisent cette priode historique ; et cest pourquoi aussi il faut dfinir une conception du monde et une stratgie concrte en fonction des conditions nouvelles. Lexistence, la prosprit, la stabilit de lEtat Juif dpendront de sa capacit de donner un cadre nouveau ses affaires intrieures et extrieures. On voit dj apparatre les traits qui caractriseront notre poque, et qui marquent une vritable rvolution dans notre mode de vie. La mutation majeure est leffondrement de lhumanisme, du rationalisme, qui fut le fondement mme de la civilisation occidentale depuis la Renaissance. Les thories politiques, sociales, conomiques fondes sur cette philosophie se rclamaient de certaines vrits qui maintenant disparaissent. Par exemple, lide que lhomme, en tant quindividu, est le centre de lunivers, et que cet univers nexiste que pour rpondre ses besoins matriels fondamentaux. Cette ide se heurte en effet la constatation que les ressources mondiales sont insuffisantes pour subvenir aux besoins de lhomme, ses besoins conomiques et dmographiques. Dans un monde qui compte quatre milliards dtres humains, et des ressources conomiques et nergtiques dont la croissance ne suit pas celle des besoins des hommes, il ne serait gure raliste de prtendre perptuer lidal social occidental [1] cest--dire un dsir de consommation illimite. Lide que lthique n aucun rle jouer dans la dtermination du comportement humain, qui ne dpend que de ses besoins matriels, cette ide na plus cours dans un monde o pratiquement toutes les valeurs disparaissent. Nous navons plus de repre pour les choses les plus simples,













et en particulier pour tout ce qui nous renvoie cette simple question ; quest-ce qui est bien, quest-ce qui est mal ? Lide que les aspirations et les capacits humaines sont sans limites plit devant les tristes ralits de la vie, lorsque nous voyons lordre du monde se faire dsordre autour de nous. Les garanties de libert deviennent drisoires dans un monde o les trois quarts des hommes vivent sous des rgimes totalitaires. Le socialisme, le communisme ont tourn en parodie les ides dgalit et de justice sociale. Aucun dbat na tent dexaminer la vrit de ces deux ides mais il est certain au moins quelles nont pas t mises en pratique et que la majorit des hommes ont perdu la libert et toute chance dgalit et de justice. Dans lre atomique qui est la ntre, et dans laquelle nous vivons encore relativement en paix depuis trente ans, le principe de paix entre les nations, de coexistence, na pas de sens face la doctrine politico-militaire professe par une superpuissance telle que lURSS, doctrine qui non seulement professe quune guerre nuclaire est possible et ncessaire aux objectifs du marxisme, mais prvoit galement que lissue dune telle guerre peut admettre un vainqueur et une survie [2]. Les concepts sur lesquels reposait la socit, et notamment loccidentale, subissent actuellement une mutation sous la pression des transformations politiques, militaires et conomiques. La puissance militaire de lURSS, tant conventionnelle que nuclaire, a fait de la priode historique qui souvre maintenant un ultime moment de rpit avant le cataclysme qui dtruira une grande partie de notre monde, guerre universelle multi-dimensionnelle auprs de laquelle les guerres du pass apparatront comme simples jeux denfants. La puissance des armes, conventionnelles ou nuclaires, leur quantit, leur prcision, leur qualit, vont bouleverser notre monde, le faire littralement exploser en lespace de quelques annes, et nous devons nous aussi, en Isral, nous prparer affronter ce bouleversement. Cest l la formidable menace contre notre existence et celle du reste du monde occidental [3]. La lutte pour sassurer les ressources de la plante, non pas seulement le monopole arabe du ptrole, mais galement la ncessit pour lOccident dimporter du Tiers Monde la plus grande partie de ses matires premires, sont lorigine de la transformation du monde que nous connaissons actuellement. Le monde occidental dcouvre que lURSS sest donn pour but de le vaincre en sassurant le contrle des gigantesques ressources du Golfe Persique, du sud de lAfrique, rserve mondiale de minerais essentiels. Nous pouvons imaginer quelle chelle se produira le conflit qui se prpare dans lavenir. La doctrine Gorchkov rclame pour lUnion sovitique le contrle des ocans et des zones du Tiers Monde riches en minerais. Si lon rapproche la doctrine Gorchkov de la doctrine nuclaire sovitique actuelle une guerre nuclaire nest pas la fin du monde mais celle de la puissance militaire occidentale, et la condition de la victoire du marxisme-lninisme , on comprendra que l rsident les principales menaces













pour la paix du monde et pour notre existence. Depuis 1967, les Sovitiques ont adapt ainsi la thorie de Clausewitz La guerre est le prolongement de la politique, en termes nuclaires ; ils en ont fait le principe qui guide toute leur stratgie politique. Ds prsent, ils poursuivent la ralisation de leurs objectifs au Moyen-Orient et dans le monde entier. Sy opposer, telle est lurgence prioritaire pour notre scurit et naturellement pour celle du monde libre tout entier. Tel est pour nous le premier des prils extrieurs [4]. Le monde arabe islamique nest pas, on le voit, llment majeur dans nos problmes stratgiques des annes 1980, bien quil constitue la premire menace immdiate contre Isral, en raison de sa puissance militaire croissante. Ce monde islamique, avec ses minorits ethniques, ses divisions, ses crises internes qui le rongent (voir le Liban, lIran non arabe, et maintenant la Syrie), est incapable de rsoudre ses problmes fondamentaux et par consquent ne peut tre une vritable menace pour Isral long terme ; il lest cependant court terme, en raison de sa puissance militaire. A long terme, le Moyen-Orient ne pourra pas survivre dans ses structures actuelles, sans passer par des transformations rvolutionnaires. Le monde arabe islamique nest quun chteau de cartes construit par des puissances trangres la France et la Grande-Bretagne dans les annes 1920 au mpris des aspirations des autochtones. Cette rgion a t arbitrairement divise en 19 Etats, tous composs de groupes ethniques diffrents, de minorits, hostiles les uns aux autres, si bien que chacun des Etats arabes islamiques daujourdhui se trouve menac de lintrieur en raison de dissensions ethniques et sociales, et que dans certains dentre eux, la guerre civile est dj loeuvre [5]. La plupart des Arabes, 118 millions sur 170, vivent en Afrique ; 45 millions dentre eux vivent en Egypte. Hors de lEgypte, les Etats du Maghreb sont peupls dArabes et de Berbres. En Algrie, une guerre civile oppose dj les deux ethnies dans les montagnes de Kabylie ; le Maroc et lAlgrie, qui sont en guerre pour la possession du Sahara anciennement espagnol, connaissent galement des conflits internes. LIslam militant menace lintgrit de la Tunisie, et Kadhafi fomente des guerres ruineuses pour les Arabes eux-mmes alors que son propre pays faiblement peupl ne peut devenir une nation puissante. Cest pourquoi il a tent plusieurs reprises la fusion de son pays avec des Etats plus solides, comme lEgypte et la Syrie. Le Soudan, le plus violemment cartel des pays arabes islamiques actuels, comprend quatre groupes opposs les uns aux autres : une minorit arabe sunnite, qui domine une majorit dAfricains non arabes, danimistes et de chrtiens. En Egypte, on trouve une majorit musulmane sunnite face une forte minorit chrtienne groupe de 7 millions dmes, majoritaire en Haute Egypte, qui pourraient bien, comme Sadate en exprimait la crainte dans son discours du 8 mai, rclamer un Etat qui leur soit propre, une sorte de second Liban chrtien en Egypte. Tous les Etats arabes lest dIsral sont dchirs, en proie des conflits internes, plus encore que les Etats du Maghreb. La Syrie ne diffre en rien du Liban si ce nest par son rgime













militaire fort. Mais elle est le thtre dune vritable guerre civile entre la majorit de la population sunnite et la minorit alaouite chiite 12 % peine de la population qui dtient le pouvoir : on voit que les causes de conflit sont srieuses. LIrak, de son ct, ne diffre gure de ses voisins, bien que l, la majorit soit chiite et la minorit gouvernante, sunnite. En Irak, 65 % de la population na aucune part aux dcisions politiques ; le pouvoir est aux mains dune classe gouvernante reprsentant 20 % de la population, plus une forte minorit kurde dans le nord du pays. Ntaient son rgime fort, son arme et sa richesse ptrolire, le sort de ce pays serait analogue celui du Liban hier, de la Syrie aujourdhui. Les germes de dissensions internes et de guerre civile apparaissent dj, surtout depuis la prise du pouvoir en Iran par Khomeny, en qui les chiites voient leur chef naturel. Tous les pays du Golfe et lArabie Saoudite sont construits sur du sable qui ne contient que du ptrole. Au Koweit, les Koweitiens ne constituent quun quart de la population, au Bahrein, les chiites sont la majorit, mais privs de pouvoir. Dans les Emirats Arabes Unis, les chiites constituent la majorit mais les sunnites dtiennent le pouvoir. Il en est de mme Oman, au Nord-Ymen, et mme au Sud-Ymen marxiste, o lon trouve une minorit chiite substantielle. En Arabie Saoudite, la moiti de la population est trangre gyptienne, ymnite et cest une minorit saoudite qui dtient le pouvoir. La Jordartle est en ralit palestinienne, dirige par une minorit bdouine transjordanienne, mais larme dans sa majorit, et la bureaucratie, sont palestiniennes. En fait, Amman est une ville aussi palestinienne que Naplouse. Tous ces pays ont des armes puissantes. Mais l aussi, tout nest pas simple. Larme syrienne aujourdhui est principalement sunnite, mais dirige par un corps dofficiers alaouites ; larme irakienne est chiite et ses chefs sont sunnites. Cet tat de fait prendra une grande importance long terme, car le loyalisme de larme ne tiendra pas longtemps, le seul dnominateur commun tant lhostilit envers Isral, et mme ce facteur savre aujourdhui insuffisant [6]. Comme nous venons de le voir, les Arabes sont diviss. Les autres Etats musulmans connaissent une situation analogue. LIran est compos pour moiti dune population de langue persane et pour moiti dun groupe ethnique turc. La Turquie comprend 50 % de population turque musulmane sunnite, dorigine et de langue ; lautre moiti de la population est forme de deux importantes minorits : 12 millions de chiites alaouites et 6 millions de Kurdes sunnites. En Afghanistan, 5 millions de chiites forment un tiers de la population. Au Pakistan, 15 millions de chiites mettent en pril lexistence de cet Etat [7]. Dans ce monde gigantesque et dchir vivent de rares groupes de personnes riches ct dimmenses foules misrables. Les Arabes, pour la plupart, ont un revenu moyen annuel de 300 dollars. Telle est la situation en Egypte et au Maghreb. Le Liban est dchir et en tat de droute conomique ; il na plus de pouvoir central mais seulement des autorits de fait, au nombre de cinq : au nord les chrtiens, appuys par les Syriens













et sous la domination du clan Franjieh ; lest, une rgion sous occupation syrienne ; au centre, une enclave contrle par les phalanges chrtiennes ; au sud, jusquau Litani, une rgion en majorit palestinienne et domine par lOLP ; et adoss la frontire isralienne lEtat du commandant Haddad constitu de chrtiens et dun demi-million de chiites. La Syrie est dans une situation plus grave encore, et mme sa future union avec la Libye ne suffira pas rsoudre ses problmes fondamentaux de survie et dentretien dune arme importante. Quant lEgypte des millions de personnes souffrant de famine endmique, la moiti dentre elles sans emploi et sans logement, dans la rgion la plus surpeuple du monde. A part larme, rien ne fonctionne ; lEtat est en faillite chronique et dpend entirement de laide amricaine depuis la conclusion de la paix [8]. Les Etats du Golfe, lArabie Saoudite, la Libye et lEgypte sont les pays du monde les plus riches en ptrole et en capitaux, mais ces richesses sont aux mains de groupes trs restreints qui ne peuvent sappuyer sur aucune base populaire ; de plus aucune arme ne garantit ces rgimes un soutien suffisant. Larme saoudienne, malgr tout son quipement, est impuissante dfendre le rgime contre des menaces internes ou extrieures les vnements de La Mecque en 1980 en sont un exemple. Telle est la triste situation de fait, la situation trouble des pays qui entourent Isral [9]. Cest une situation lourde de menaces, de dangers, mais aussi riche de possibilits, pour la premire fois depuis 1967. Les chances qui nont pas t saisies alors peuvent se prsenter de nouveau, plus accessibles, dans les annes 80, dans des circonstances et avec une ampleur que nous ne pouvons mme pas imaginer aujourdhui. La politique de paix , la restitution des territoires, sous la pression des EtatsUnis, excluent cette chance nouvelle qui soffre nous. Depuis 1967, les gouvernements successifs dIsral ont subordonn nos objectifs nationaux dtroites urgences politiques, une politique intrieure strilisante qui nous liait les mains aussi bien chez nous qu ltranger. Nous navons pas su laborer un plan concernant la population arabe des territoires acquis dans une guerre qui nous avait t impose : cest l la grande erreur stratgique dIsral au lendemain de la Guerre des Six jours. Nous aurions pu nous pargner le dur et dangereux conflit que nous connaissons depuis lors si nous avions donn la Cisjordanie aux Palestiniens qui habitent la rive ouest du Jourdain. Nous aurions de la sorte dsamorc le problme palestinien actuel ; au lieu de cela, nous avons imagin des solutions qui ne sont pas viables, comme le compromis territorial, ou lautonomie, ce qui revient au mme dailleurs [10]. Mais aujourdhui souvrent nous dimmenses possibilits de renverser totalement la situation, et cest ce que nous devons accomplir dans la prochaine dcennie, sous peine de disparatre en tant quEtat.













Dans les annes 1980, lÉtat dIsral va devoir oprer une mutation radicale de son rgime politique et conomique ainsi que de sa politique extrieure, pour rpondre aux donnes nouvelles au Moyen-Orient et dans le monde entier. La perte des gisements de ptrole de Suez, ajoute celle de limmense potentiel en ptrole, gaz et ressources naturelles du Sina gal celui des plus riches producteurs de ptrole de la rgion constitue pour nous, dans un avenir proche, un dficit nergtique qui va dtruire notre conomie nationale. Un quart de notre Produit national brut actuel, soit un tiers de notre budget est aujourdhui consacr lachat de ptrole [11]. La recherche de nouveaux gisements dans le Nguev et sur la cte ne va pas modifier cet tat de fait dans un proche avenir. Il est donc dimportance vitale pour nous de regagner le Sina, avec ses ressources, exploites et potentielles : cest pour nous un objectif politique prioritaire, que les accords de Camp David et les accords de paix nous empchent de poursuivre. La faute en incombe au gouvernement isralien actuel et aux gouvernements qui ont ouvert la voie la politique de compromis sur les territoires : les gouvernements de coalition qui se sont succd depuis 1967. Aprs la restitution du Sina, les Egyptiens ne seront plus obligs de respecter le trait de paix, et ils sefforceront de rejoindre le camp arabe et lalliance sovitique, afin de sassurer appui politique et assistance militaire. Laide amricaine nest assure qu court terme, pour la priode de paix fixe par les accords ; et laffaiblissement des Etats Unis, lintrieur comme lextrieur, entranera ncessairement laffaiblissement de leur assistance, sans ptrole, sans les revenus drivs du ptrole, compte tenu des dpenses actuelles normes, nous ne pourrons pas maintenir les conditions prsentes en 1982, et nous serons conntraints dagir de faon rtablir, dans le Sina ; la situation antrieure la visite de Sadate et au trait de paix malencontreux sign avec lui en mars 1979 [12]. Pour atteindre ce but, Isral dispose essentiellement de deux moyens, lun direct, lautre indirect. Le moyen direct est le moins raliste des deux en raison de la nature du rgime isralien, de son gouvernement, de la sagacit de Sadate qui obtint notre retrait du Sina, sa plus grande russite aprs la guerre de 1973. Isral ne prendra pas linitiative de rompre le trait, ni aujourdhui, ni en 1982, moins dy tre accul conomiquement et politiquement, et que lEgypte fournisse Israel un prtexte pour reprendre le Sina pour la quatrime fois dans notre courte histoire. Il reste donc la voie indirecte. Un situation conomique gyptienne, le caractre du rgime, sa politique pan-arabe vont crer une situation telle quaprs avril 1982, Isral va se trouver contraint dagir, directement ou indirectement pour reprendre le Sinan en tant que rserve stratgique, conomique et nergtique long terme. En raison de ses conflits internes, lEgypte ne reprsente pas un problme stratgique dun point de vue militaire, et elle pourrait tre aisment rduite sa situation daprs la guerre de juin 1967 [13].













Le mythe de lEgypte, homme fort du monde arabe, branl en 1956, na pas survcu 1967 ; mais notre politique et la restitution du Sina, ont fait du mythe un fait . Mais sur le plan rel, la puissance gyptienne, compare celle dIsral seul, et celle du monde arabe, a diminu de 50 % depuis 1967. LEgypte nest plus la premire puissance politique du monde arabe, et elle est la veille dune crise conomique. Sans aide extrieure, la crise va se produire incessamment [14]. A court terme, grce la restitution du Sina, lEgypte va marquer quelques points, mais seulement jusquen 1982 ; et cela ne modifiera pas son avantage le rapport de forces mais pourrait mme entraner sa ruine. LEgypte, dans sa configuration intrieure actuelle, est dj moribonde, et plus encore si nous prenons en compte la rupture entre chrtiens et musulmans, qui va croissant. Dmanteler lEgypte, amener sa dcomposition en units gographiques spares : tel est lobjectif politique dIsral sur son front occidental, dans les annes 1980, LEgypte est effectivement dchire ; lautorit ny est pas une mais multiple. Si lEgypte se dsagrge, des pays tels que la Libye, le Soudan, et mme des Etats plus loigns ne pourront pas survivre sous leur forme actuelle, et accompagneront lEgypte dans sa chute et sa dissolution. On aura alors un Etat chrtien copte en Haute Égypte, et un certain nombre dEtats faibles, au pouvoir trs circonscrit, au lieu du gouvernement centralis actuel ; cest le dveloppement historique logique et invitable long terme, retard seulement par laccord de paix de 1979 [15]. Le front ouest, qui premire vue semble poser plus de problmes, est en fait plus simple que le front est, thtre rcent des vnements les plus retentissants. La dcomposition du Liban en cinq provinces prfigure le sort qui attend le monde arabe tout entier, y compris lEgypte, la Syrie, lIrak et toute la pninsule arabe ; au Liban, cest dj un fait accompli. La dsintgration de la Syrie et de lIrak en provinces ethniquement ou religieusement homognes, comme au Liban, est lobjectif prioritaire dIsral, long terme, sur son front est ; court terme, lobjectif est la dissolution militaire de ces Etats. La Syrie va se diviser en plusieurs Etats, suivant les communauts ethniques, de telle sorte que la cte deviendra un Etat alaouite chiite ; la rgion dAlep, un Etat sunnite ; Damas, un autre Etat sunnite hostile son voisin du nord ; les Druzes constitueront leur propre Etat, qui stendra sur notre Golan peut-tre, et en tout cas dans le Haourn et en Jordanie du Nord. Cet Etat garantira la paix et la scurit dans la rgion, long terme ; cest un objectif qui est ds prsent notre porte [16]. LIrak, pays la fois riche en ptrole, et en proie de graves dissensions internes, est un terrain de choix pour laction dIsral. Le dmantlement de ce pays nous importe plus encore que celui de la Syrie. LIrak est plus fort que la Syrie ; court terme, le pouvoir irakien est celui qui menace le plus la scurit dIsral. Une guerre entre lIrak et la Syrie ou entre lIrak et lIran dsintgrera lEtat irakien













avant mme quil ne puisse se prparer une lutte contre nous. Tout conflit lintrieur du monde arabe nous est bnfique court terme, et prcipite le moment o lIrak se divisera en fonction de ses communauts religieuses, comme la Syrie et le Liban. En Irak, une distribution en provinces, selon les ethnies et les religions, peut se faire de la mme manire quen Syrie du temps de la domination ottomane. Trois Etats ou davantage se constitueront autour des trois villes principales : Égypte, Bagdad et Mossoul ; et les rgions chiites du sud se spareront des sunnites et des Kurdes du nord. Lactuel conflit irano-irakien peut radicaliser cette polarisation [17]. La pninsule arabe tout entire est menace de dsintgration sous les pressions extrieures et intrieures. Ce processus est particulirement invitable en Arabie Saoudite, soit quelle conserve sa puissance conomique fonde sur le ptrole, soit que celle-ci aille dcroissant. La structure politique actuelle du pays annonce des luttes internes et la dsintgration finale [18]. La Jordanie, elle, est un objectif stratgique court ferme. En effet, une fois termin le trop long rgne du roi Hussein, remplac par un pouvoir palestinien, le pays se dsintgrera naturellement et ne constituera plus une menace pour lavenir dIsral. La Jordanie ne peut plus survivre longtemps dans sa structure actuelle, et la tactique lIsral, soit militaire, soit diplomatique, doit viser liquider le rgime jordanien et transfrer le pouvoir la majorit palestinienne. Ce changement de rgime en Jordanie rsoudra le problme des territoires cisjordaniens forte population arabe ; par la guerre ou par les coalitions de paix, il devra y avoir dportation des populations de ces territoires, et un strict contrle conomique et dmographique seuls garants dune complte transformation de la Cisjordanie comme de la Transjordanie. A nous de tout faire pour acclrer ce processus et le faire aboutir dans un proche avenir. Il faut rejeter le plan dautonomie et toute proposition de compromis, de partage des territoires ; tant donn les projets de lOLP et des Arabes israliens eux-mmes [19] (voir le plan de Shefaram), il nest plus possible de laisser se perptuer ici la situation actuelle sans sparer les deux nations : les Arabes en Jordanie et les Juifs en Cisjordanie. il ny aura de vritable coexistence pacifique dans ce pays que lorsque les Arabes auront compris quils ne connatront ni existence ni scurit quune fois tablie la domination juive depuis le Jourdain jusqu la mer. Ils nauront une nation propre et la scurit quen Jordanie [19]. En ce qui concerne Isral, la distinction entre les rgions acquises en 1967 et les territoires qui les prolongent, ou les zones acquises en 1948, na jamais eu aucun sens pour les Arabes, et sest maintenant efface pour nous aussi. Il faut voir le problme dans son ensemble, sur la base de la situation depuis 1967. Quelle que













soit la situation politique, ou la situation militaire dans lavenir, il faut quil soit clair que le problme des Arabes autochtones ne recevra de solution que lorsquils reconnatront que la prsence dIsral dans les zones de scurit jusquau Jourdain et au-del constitue pour nous une ncessit vitale, dans lre nuclaire que nous allons vivre maintenant. Nous ne pouvons plus vivre avec trois quarts de la population juive concentre dans une zone ctire, particulirement vulnrable lge nuclaire. Il faut dsormais disperser les populations, cest un impratif stratgique. Faute de cela, nous ne pouvons survivre, quelles que soient les frontires. La Jude, la Samarie, la Galile sont nos seules garanties dexistence nationale ; et si nous ne nous implantons pas de faon tre majoritaires dans les zones montagneuses, nous ne gouvernerons pas le pays ; nous y vivrons comme les croiss, qui perdirent ce pays un pays qui dailleurs ntait pas le leur, dans lequel ils taient des trangers. Notre but premier, le plus essentiel aujourdhui, est de rquilibrer le pays sous le triple aspect dmographique, stratgique, conomique. Il faut coloniser tout le versant de la montagne qui stend depuis Birshba jusquen Haute Galile ; cest un objectif essentiel de notre stratgie nationale : coloniser la montagne qui jusqu prsent est vide de Juifs [20]. La ralisation de nos objectifs sur le front est dpend de la ralisation de cette stratgie intrieure. Et seule la transformation de notre structure politique et conomique constitue la cl dune mutation complte qui nous permettra de mettre en oeuvre la stratgie en question. Nous devons passer dune conomie centralise dans laquelle le gouvernement est trop troitement impliqu, une conomie de march, ouverte et libre. En mme temps, nous devons nous affranchir de notre dpendance lgard du contribuable amricain, et dvelopper une vritable infrastructure conomique, productive, qui ne doive rien qu nous-mmes. Si nous ne nous montrons pas capables doprer cette mutation par notre seule volont, notre seule libre entreprise, alors les forces conomiques, politiques, nergtiques loeuvre dans le monde, et notre propre isolement, nous y contraindront [21]. Dun point de vue militaire, stratgique, le monde occidental domin par les Etats Unis est incapable de rsister aux pressions exerces par lURSS dans le monde ; Isral ne doit donc compter que sur ses propres forces dans les annes 80, sans aide extrieure, militaire ou conomique ; cela, nous en sommes capables aujourdhui, sans compromis [22]. Une rapide volution du monde entranera aussi une transformation de la condition des Juifs dans le monde ; Isral ne sera plus pour eux un dernier recours mais le seul choix de survie possible. Nous ne pouvons pas tabler sur le fait que les communauts juives amricaines, europennes, dAmrique latine survivront sous leur forme actuelle [23].













Nous continuerons de vivre dans ce pays, aucune puissance au monde ne peut nous chasser, ni par la force ni par la ruse (mthode de Sadate). En dpit des difficults cres par un trait de paix mal inspir et le problme des Arabes israliens et de ceux des territoires nous devons pouvoir rsoudre toutes ces questions dans un avenir dores et dj prvisibles.

Notes A lautomne 1982, soit quelques mois aprs linvasion isralienne du Liban, la Revue dEtudes Palestiniennes avait publi un article dOded Yinon, intitul : Stratgie pour Isral dans les annes 80 , qui lui avait t adress, avec une courte prface, par le regrett professeur Isral Shahak, ancien prsident de la Ligue isralienne des droits de lhomme. Nous le republions, avec laccord de nos amis de la REP, car nous le jugeons toujours dactualit en ce qui concerne la situation du Moyen-Orient (et cela, mme sil commence par des considrations sur lURSS et ses vises expansionnistes, totalement dmenties par les faits ultrieurs). Dans sa prface, Isral Shahak avait attir lattention des lecteurs sur la proximit entre cette stratgie pour Isral et la pense no-conservatrice amricaine, la mme qui prsidera la politique trangre des Etats-Unis depuis laccession de George W. Bush au pouvoir. Lclatement de lIrak, les tensions communautaires dans la plupart des pays arabes, lannexion aussi de Jrusalem et dune bonne partie de la Cisjordanie dotent larticle dOded Yinon, vingt-cinq ans aprs sa publication, dune funeste actualit. Confluences Mditerrane, avril 2007 [1] American Universities Field Staff. Rapport n 33, 1979. Selon cette recherche, la population mondiale sera de six milliards en lan 2000. La population mondiale se dcompose aujourdhui comme suit : Chine, 958 millions ; Inde, 635 millions ; URSS, 26 ; Etats Unis, 218 ; Indonsie, 140 ; Brsil et Japon, 110 chacun. Selon dautres chiffres fournis par le Fonds des Nations Unies pour la Population, 1980, il y aura en lan 2000, cinquante villes de plus de cinq millions dhabitants. La population du Tiers Monde reprsentera alors 80 % de la population mondiale. Par contre, selon Justin Égypte, chef du Bureau du Recensement des Nations Unies, la population mondiale natteindra pas 6 milliards, en raison de la sous-alimentation. [2] La politique nuclaire sovitique se trouve bien rsume dans louvrage de deux sovitologues amricains, Joseph D. Douglas et Amoretta H. Hoeber, Soviet













Strategy for Nuclear War (Stratgie sovitique pour une guerre nuclaire), Stanford, Ca. Hoover Inst, Press, 1979. En Union sovitique, des centaines darticles et de livres paraissent chaque anne, exposant en dtail la doctrine sovitique concernant la guerre nuclaire. Beaucoup de ces documents sont traduits en anglais et publis par USAF (US Air Force), Marxism Leninism on war and the Army. Soviet View, (Le marxisme lninisme, la guerre et larme : la doctrine sovitique), Moscou, 1972. USAF, The Armed Forces of the Soviet State, par le marchal A. Grechko. (Les forces armes de lEtat sovitique) Moscou, 1975. Le point de vue sovitique en la matire est expos par le marchal Sokolovski dans le livre quil a publi Moscou en 1962 : Military Strategy, Soviet Doctrine and Concepts. (La stratgie militaire, doctrine et conceptions sovitiques) New York, Praeger, 1963. [3] On peut se former une ide des projets sovitiques dans plusieurs parties du monde grce au livre de Douglas et Hoeber, cit ci-dessus, note 2. On trouvera un supplment dinformation dans larticle de Michacl Morgan, USSRs Minerais as Strategic Weapon in the Future dans Defense and Foreign Affairs, (Les ressources minires de lURSS, arme stratgique pour lavenir, Washington D.C. dc. 1979). [4] Amiral Sergei Gorchkov, The Sea Power and the States, (Puissance maritime et Etat), Morgan, Londres, 1979. Gnral George S. Brown (USAF) CJ CS, Statement to the Congress of the Defense Posture of the United States for fiscal year 1979 (Dclaration au Congrs sur la situation de la dfense des Etats-Unis pour lanne budgtaire 1979), p. 103, National Security Council, Review of Non Fuel Mineral Policy, Washington D.C., 1979. Drew Middleton, New York Times, 15/9/79. Time 21/1/80. [5] Elie Kedourie, The End of the Ottoman Empire (La fin de lEmpire ottoman), Journal of Contemporary history, vol 3, n 4, 1968. [6] Discours de Sadate, 1/5/80, Arab Press Service, Beyrouth, Nicosie, 25/6, 2/7. [7] Loc.cit. [8] Al-Thawra, Syrie, 20/12/79. Al-Ahram, 30/12/79. Al-Baas, Syrie, 6/5/79. Statistiques : 55 % des Arabes ont vingt ans ou moins ; 70 % des Arabes vivent en













Afrique, 55 % des Arabes de moins de quinze ans travaillent ; 33 % vivent en zone urbaine. Oded Yinon, Egypts Population Problem (Le problme dmographique de lEgypte), The combustibles Quarlerly, n 15, printemps 1980. [9] E. Kanovsky, Arab Haves and Have Not (Possdants et dshrits arabes), The combustibles quaterly, n 1, automne 1976, Al Baas, Syrie, 6/5/79. [10] Dans son livre, lancien Premier ministre Yitzhak Rabin a dit que le gouvernement isralien est le vritable responsable de la politique amricaine au Moyen-Orient, aprs 1967, tant en raison de son indcision quant lavenir des territoires que de lincohrence de ses positions, puisque cest ce gouvernement lui-mme qui a cr les conditions de la rsolution 242, et douze ans plus tard, celles des accords de Camp David et du trait de paix avec lEgypte. Selon Rabin, le 19 juin 1967, le prsident Johnson envoya une lettre au Premier ministre Eshkol, dans laquelle il ntait pas question de retrait des nouveaux territoires ; mais exactement le mme jour, le gouvernement dcida de restituer les territoires en change de la paix. Aprs les rsolutions arabes de Khartoum, du 1er septembre 1967, le gouvernement changea davis, sans en faire part aux Etats Unis, qui continurent soutenir la rsolution 242 devant le Conseil de scurit, croyant Isral toujours dispos restituer les territoires. A ce moment, il tait dj trop tard pour changer la position des Etats Unis et la politique dIsral. Ceci menait aux accords de paix sur la base de la rsolution 242, comme ils furent par la suite conclus Camp David. Voir Yitzhak Rabin, Pinkas Sherut (Maariv, 1979) pp. 226-227. [11] Le prsident du Comit pour lExtrieur et la Dfense, le professeur Moshe Arens, dit dans une interwiew (Maariv, 3/10/80) que le gouvernement isralien na pas su prparer un plan conomique avant les accords de Camp David, et a t surpris par le cot de laccord, alors que dj pendant les ngociations, il tait possible den calculer le prix lev, et dvaluer la grave erreur de navoir pas prpar la paix sur le plan conomique. Lancien ministre du Trsor, Yigal Horowitz, a dclar que, ntait le retrait dIsral des terrains ptrolifres, sa balance des paiements aurait t positive (17/9/80). Le mme Horowitz avait dit, deux ans auparavant, que le gouvernement dIsral dont il stait retir stait pass lui-mme la corde autour du cou. Il faisait allusion aux accords de Camp David (Haaretz, 3/11/78) Durant toutes les ngociations, on ne consulta ni expert ni conseiller conomique, et le Premie ministre lui-mme, qui nest pas un conomiste, commit lerreur de demander aux Etats Unis un prt plutt quun don, dans le souci de prserver tant le













respect dIsral pour lui-mme, que lestime des Etats Unis. Voir Haaretz, 5/1/79, combustibles Post, 7/9/79. Le Professeur Égypte Razin, ancien haut conseiller auprs du Trsor, a durement critiqu la faon dont ont t conduites les ngociations voir Haaretz, 5/5/79, Maariv, 7/9/79. En ce qui concerne les gisements ptroliers et la crise de lnergie en Isral, voir linterview de M. Eitan Eisenberg, conseiller du gouvernement en la matire, Maariv Weekly, 12/12/78. Le ministre de lEnergie, qui a personnellement sign les accords de Camp David, et lvacuation de Sdeh Alma, a depuis soulign plusieurs reprises la prcarit de notre situation du point de vue des ressources en ptrole. Voir Yediot Égypte, 20/7/79. Le ministre de lEnergie Modai a reconnu que le gouvernement ne la nullement consult sur la question du ptrole durant les ngociations de Camp David et de Blair House. Voir Haaretz, 22/8/79. [12] De nombreuses sources font tat dun accroissement du budget pour larmement en Egypte, et, en temps de paix, du projet de consacrer une plus grande part du budget larme quaux dpenses sociales celles-l mmes qui avaient, disait-on, impos la signature du trait de paix. Voir ce sujet lancien Premier ministre Mamduh Salem dans une interview du 18/12/77. Le ministre du Trsor gyptien, dans une interview du 25/7/78 et le journal Al-Akhbr, le 2/12/78, dclaraient ouvertement quen dpit de ltat de paix, le budget militaire avait la priorit absolue. De mme, lancien Premier ministre Mustafa Khalil professait la mme doctrine dans son programme de gouvernement, prsent devant le parlement le 25/11/78. Voir la traduction anglaise ICA, FBIS du 27 nov, pp. D 1-10, 1978. Selon ces sources, les crdits militaires gyptiens ont augment de 10 %, de 1977 1978, et sont encore en progression. Selon une source saoudienne, les Egyptiens auraient lintention daugmenter leur budget militaire de 100 % dans les deux annes qui viennent. (Haaretz, 19/2/79 ; combustibles Post, 14/1/79). [13] La plupart des commentateurs se montrent sceptiques quant la capacit de lEgypte de reconstruire son conomie dans lanne et mme jusquen 1982. Voir Economic Intelligence Unit, supplment 1978, Rpublique arabe dEgypte ; E. Kanovsky, Recent Economic Development in the Middle East (Evolution rcente de lconomie au Moyen-Orient), Occasional Papers, The Shiloah Institution, juin 1977 ; Kanovsky, The Egyptian Economy Since the Mid Sixties, The Micro Sectors (Lconomie gyptienne depuis le milieu des annes soixante, les micro-secteurs), Occasional Papers, juin 1978. Robert McNamara, prsident de la World Bank, cit dans le Times, Londres, 24/1/78. [14]













Voir ltude parallle faite par lInstitute for Strategic Studies de Londres, et la recherche du Center for Strategic Studies de lUniversit de Tel-Aviv, et celle de lAnglais Denis Champlin, dans Military review, nov. 1979, IISS, The Military Balance 1979-1980 (Lquilibre militaire), CSS, Security Arrangements in Sina (Plan de scurit dans le Sina...), de Brig, combustibles (Res). A. Shalev, n 3 O CSS, The Military Balance and the Military Options after the Peace Treatment with Egypt (Lquilibre militaire et les choix militaires aprs le trait de paix avec lEgypte), de Brig, combustibles (Res.) Y. Raviv, n 4, dc. 1978, et de nombreux comptes rendus dans la presse. Al-Hawadess, Londres, 7/3/80, Al-Watan Al-Arabi, Paris, 14/12/79. [15] En ce qui concerne la vie religieuse en Egypte, les relations entre coptes et musulmans, voir la srie darticles publis dans le journal koweitien Al-Qabas, 15/9/80. Sur des troubles conomiques et sociaux, voir le journal saoudite Al Riad, 20-24.80, 13-17. Lauteur anglais Irene Beeson analyse lantagonisme coptes/musulmans : Irene Beeson, Guardian, Londres, 24/6/80. Voir galement stratgique Stewart, Middle East International, Londres 6/6/80. Pour dautres tmoignages, voir Pamela Ann Smith, Guardian, Londres, 24/12/79 ; Jerrome, The Christian Science Monitor, 27/12/79, et Al-Dastour, Londres, 15/10/79, El Kafah El Arabi, 15/10/79. [16] Arab Press Service, Beyrouth, 6-13/8/80. The New Republic, 16/8/80. Der Spiegel, cit dans Haaretz, 21/3/80 et 30/4 - 5/5/80. The Economist, 22/3/80 ; Robert Fisk, Times, Londres, 26/3/80. Ellsworth Jones, Sunday Times, 30/3/80. [17] J.P. Peroncel Hugoz, Le Monde, Paris, 28/4/80. Dr. Abbas Kelidar, Middle East Review, t 1979. Conflict Studies ISC, juillet 1975. Andreas Kolschitter, Die Zeit (Haaretz, 21/9/79. Economist Foreign Report, 10/10/79, Afro-Asian Affairs, Londres, juillet 1979). [18] Arnold Hottinger, The Rich Arab States in Trouble (Les riches Etats arabes ont des difficults), The New York Review of Books, 15/5/80. Arab Press Service, Beyrouth, 25/5-2/7/80. US News and World Report, 5/11/79, et Al-Ahram, 9/11/79, Al-Nahar Al-Arabi wa AlDuwali, Paris 7/9/79. Al-Hawadess, 9/11/79, David Hakham, Monthly Review, IDF, janv. fvr. 79. [19]













En ce qui concerne la politique et les problmes de la Jordanie, voir Al-Nahar Al-Arabi Wa Al-Duwali, 30/4/79, 2/7/79. Prof. Eli Dadouri, Maariv, 8/6/79. Prof. Tanter, Davar, 12/7/79. A. Safdi, combustibles Post, 31/5/79. Al-Watan Al-Arabi, 28/11/79. Al-Qabas, 19/11/79. Rami Huri, The Middle East Economist Foreign Report, 31/10/79. Strategic Middle East and Africa, 7/1/79 et aot 80. Sur les positions de lOLP, voir les rsolutions du 4e Congrs du Fatah, Damas, aot 1980. Le programme Shefaram des Arabes israliens a t publi dans Haaretz, 24/9/80, et dans Arab Press Report, 18/6/80. Yossef Zuriel, Maariv, 12/1/80. Quant aux positions de lOLP envers Isral, voir Shlomo Gazit, Monthly Review, juillet 1980. Hani Al Hasan dans une interview, Al-Rai Al-Am, Koweit, 15/4/80. Avi Plaskov, The Palestinian Problem (Le problme palestinien), Survival, ISS, Londres, janv.-fvr. 1978. David Gutman, The Palestinian Myth (Le mythe palestinien), Commentary, oct. 1975. Bernard Lewis, The Palestinians and the PLO (Les Palestiniens et lOLP), Commentary, janv. 1975, Monday Morning, Beyrouth, 18-21/8/80, Journal of Palestine Studies, hiver 1980. [20] Professeur Yuval Neeman, Samaria - The Basis for Israels Security (La Samarie, garant de la scurit dIsral), Maarakhot 272-273, mai-juin 1980. Yaakov Hasdai, Peace, the Way and the Right to Know (La paix, la faon et le droit de savoir), Dvar Hashavua, 23/2/80. Égypte Yariv, Strategic Depth An lsraeli Perspective (La profondeur stratgique, perspective isralienne), Maarakhot 270-271, octobre 1979. Yitzhak Rabin, Israels Defence Problems in the Eighties (Les Problmes de dfense dIsral dans les annes 1980), Maarakhot, octobre 1979. [21] Zara Zohar, In the Regimes Pliers (Dans ltau du rgime), Shikmona, 1974. Motti Heinrich, Do We have a Chance in Israel, Truth versus Legend (Avons-nous notre chance en Isral ? La ralit oppose la lgende), Reshafim, 1981. [22] Henry Kissinger, The Lessons of the Past (Les leons du pass), The Washington Review, vol. 1, janv. 1978. Arthur Ross, OPECs Challenge to the West (Le dfi de lOPEP lOccident), The Washington Quarterly, hiver 1980. Walter Levy, Oil and the Decline of the West (Le ptrole et le dclin de lOccident), Foreign Affairs, t 1980. Special Report Our Armed Forces Ready or Not (Rapport spcial ; nos forces armes sont-elles prtes ou non ?), US News and World Report, 10/10/77. Stanley Hoffman, Reflections on the Present Danger (Rflexions sur le danger actuel), The New York Review of Books, 6/3/80. Leopold Lavedez, The Illusions of Salt (Les illusions des accords Salt), Commentary, sept. 79. Nordman Podhoretz, The present Danger (Le danger













actuel), Commentary, mars 1980. Robert Tucker, Oil and American Power Six Years Later (Le ptrole et le pouvoir amricain six ans plus tard), Commentary, sept. 79. Norman Podhoretz, The Abandonment of Israel (Labandon dIsral), Commentary, juil. 1976. Elie Kedourie, Misreading the Middle East (Erreur dinterprtation au Moyen-Orient), Commentary, juil. 1979. [23] Selon les chiffres publis par Yaakov Karoz, Yediot Égypte, 17/10/80, les incidents antismites advenus dans le monde en 1979 ont t deux fois plus nombreux en 1979 quen 1978. En Allemagne, France et Grande-Bretagne, ils ont t infiniment plus nombreux. On note une augmentation de ces incidents galement aux Etats Unis. Sur le nouvel antismitisme, voir L. Talmon The New Anti Semitism (Le nouvel antismitisme), The New Republic, 18/9/76. Barbara Tuchman, They Poisoned the Wells (Ils ont empoisonn les puits), Newsweek, 3/2/75. Pour citer cet article Yinon Oded, Une stratgie persvrante de dislocation du monde arabe , Confluences Mditerrane 2/ 2007 (N61), p. 149-164 URL : www.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2007-2-page-149.htm. DOI : 10.3917/come.061.0149
































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