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Le carton rouge d’Ali Kafi pour Said Sadi
[COLOR="Red"]![/COLOR ]Ali Kafi ringard.. Ali Kafi suranné.. Ali Kafi troublé et dépassé. L’ex-président du HCE, croit-il que sa participation à la révolution est une raison forte pour réprimer les enfants de l’Algérie indépendante ? Il parait que notre homme est atteint de cette névralgie algérienne appelée légitimité révolutionnaire ! Sinon qui l’aurait installé tuteur des combattants et de la révolution et qui l’aurait désigné arbitre pour décréter l’interdiction d’écrire sur l’histoire de l’Algérie ? Est-ce son statut de chef de la wilaya2 historique dont personne ne nie l’existence qui lui dicte ceci ou réagit-il à l’omission de son nom par ce même Sadi à qui il interdit d’écrire sur la révolution pour la simple raison d’être né peu de temps avant la révolution. Pour Ali Kafi, seuls les combattants ont ce droit et encore, pas tous ; seulement les chefs ! Que Sadi écrive sur la guerre de libération et sur les combattants à sa manière et dans un ton plaisant, révoltant pour quelques-uns ou humoristique, ceci ne concerne que lui, ses lecteurs et surtout les critiques. Il pourrait exiger même un traitement d’exception de la part des spécialistes qui suivront délicatement ou violemment ; celui qui ose écrire le fait à ses risques et périls et personne n’a le droit de le priver de la liberté d’expression du moment qu’il respecte l’éthique de l’écriture que nous connaissons tous, excepté les gens comme Ali Kafi bien entendu. Et puis, même s’il enfreignait aux règles, on devrait respecter dans nos réactions, les règles morales loin des sentiments, des « légitimités » et de l’esprit de paternité à l’Algérienne. S’il arrive que l’auteur mente, il n’a qu’à assumer ses mensonges ; quelle serait l’utilité des autorités judiciaires, si Ali Kafi se chargeait de sanctionner les menteurs ? N’appartient-il pas à Ali Kafi ni à quiconque de donner un carton rouge à un écrivain même s’il est un psychiatre. Qu’Ali Kafi soit un grand chef de la wilaya 3 et de ceux se sont mêlés à la saleté de la politique suite à la plus sale opération d’après l’indépendance qui est celle de janvier 1993, personne ne lui a dénié le titre et ce n’est pas moi né en 1960 qui vais le faire. Qu’il témoigne comme ça lui chante à son âme et conscience, il n’est pas le seul, ou qu’il dise ce qu’il veut des morts et des vivants, et à moi de le croire ou de ne pas croire. Qu’il dise ce qu’il veut de Sadi, je ne me sens concerné ni de près ni de loin, surtout que le chef du RCD ait une lange « comme ça », d’ailleurs je présume qu’il ne se taira pas ! Ce qui enflamme ma colère, moi qui suis né en 1960, c’est surtout le fait de dénier le droit d’écrire sur la guerre de libération comme si celle-ci était le monopole d’une junte dont nous ignorons les tuteurs ! Sinon, que veut dire la déclaration de Kafi : « loin de l’histoire et du processus de la guerre, il ne l’a pas vécue et ne peut donc fournir un témoignage cohérent », l’arbitre et le rival ! Oh qu’il est grand analyste académicien et critique notre sage Kafi ! Qui lui permettrait de décider ainsi ? Qui interdirait à Said Sadi ou quiconque de débattre le sujet combien délicat de la révolution, des révolutionnaires et des martyres? Personne, y compris Ali Kafi que je ne peux pas gober depuis sa sinistre investiture à la Présidence sur le dos des hommes ! L’absent au congrès de la Soummam, ne sait-il pas que les plus concernés par l’écriture sur la guerre de libération nationale sont justement ces gens qui n’ont pas vécu les évènements atroces, ceux qui sont nés pendant et après la guerre? Surtout s’ils sont dotés de moyens intellectuels et académiques comme Sadi d’ailleurs ! Il appartient à Kafi et les autres d’observer, de lire et s’ils le voulaient, de corriger. Ceci dit, et il y en aura encore, les menaces de Kafi et ses déclarations arbitraires n’ont pas droit de cité dans une république démocratique qui renie la dictature et parie sur la liberté. Qu’il se mette dans la tête une belle fois pour toutes que nous les Algériens de l’indépendance, nous n’acceptons et n’accepterons jamais qu’on s’ingère dans nos affaires littéraires ou notre liberté d’expression. L’intervention de Kafi est la malvenue dans ce domaine. Quant à son témoignage, nous aurons à l’analyser ; nous en avons les moyens. En ce qui me concerne, je profite de l’occasion pour exprimer mon refus absolu de l’écouter ou de lui accorder, ne serait-ce qu’un brin d’importance après son passage par la fournaise de 1992. Je préfère qu’il se taise pour ne pas raviver les feux de la discorde. Laïd DOUANE |
Re: Le carton rouge d’Ali Kafi pour Said Sadi
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