أصل النزاع مع مديرية التربية:
حوصلة التغطية الصحفية لاعتصام أساتذة التعليم الثانوي - الكنابست - لولاية قسنطينة أمام مديرية التربية في جرائد يوم االخميس 03 جويلية 2008
آخر ساعةالعشرات منهم توجهوا نحو مدينة التربية للإعتصام
اعتقال اساتذة شاركوا في مسيرة إحتجاجية بقسنطينة
اوقفت مصالح الأمن صبيحة يوم الأربعاء في حدود الساعة العاشرة 15 أستاذا نقابيا من المجلس الوطني المستقل لأساتذة التعليم الثانوي والتقني " كناباست" وتم اقتيادهم إلى المحافظة المركزية للشرطة وتحرير محضر سماع قبل أن يلتحق بهم الأمين الولائي وهذا بعد قيامهم بمسيرة احتجاجية ضمت حوالي 300 إلى 400 أستاذ نقابي.أختتمت بالاعتصام أمام مقر المديرية حيث حدثت مناوشات حادة مع جماعة من العمال تصادف خروجهم من المديرية بعد جلسة العمل التي جرت برفقة والي الولاية حيث طالب أعضاء " الكناباست "بضرورة رحيل مدير التربية عن القطاع وتعالت صيحاتهم بذلك منددين في نفس الوقت ببقية العمال والأساتذة الذين وقفوا في صف مدير التربية الحالي واصفين إياهم بالحركى وقد تمكن عناصر الأمن من تطويق مقر مديرية التربية بإحكام بأكثر من 20 عون أمن وشرطي بعد عملية توقيف 15 أستاذا نقابيا وهذا تحسبا لما لا تحمد عقباه خصوصا في هذه الفترة الحساسية المرتقب فيها إعلان نتائج شهادة البكالوريا .ويؤكد المنسق الوطني للنقابة في بيان تلقينا نسخة منه أن " الكناباست" لن تسكت عن هذه الممارسات وتطالب بالموازاة مع ذلك بحتمية إرسال لجنة تحقيق وزارية للتحقق من أقوال المكتب الولائي بقسنطينة وكشف حقائق أخرى وضرورة وضع حد للمسؤول الأول على مديرية التربية بقسنطينة حتى لا يرهن السنة الدراسية 2008/2009 م طالما أنه لا يريد التعامل مع النقابة رغم حصولها على الاعتماد الرسمي ورغم انخراط ما يقارب من 90 بالمئة من أساتذة الولاية فيها وفيما يخص مديرية التربية فإن مديرا سبق وأن أكد أكثر من مرة وفي أكثر من مناسبة أن " الكناباست" لا تريد سوى عرقلة مسيرة الإنجازات الكبرى والجيدة التي تشهدها الولاية منذ سنوات وهو الأمر الذي دفع بنقابات التربية الأخرى إلى تزكية مجهوداته لتحقيق ما هو أحسن للقطاع التربوي بقسنطينة.
فريد بوطغان
CONSTANTINE : Plusieurs enseignants bastonnés et quinze arrestations
Des centaines d’enseignants appartenant au conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (CNAPEST) de la wilaya de Constantine, ont organisé ce matin un sit-in devant la direction de l’éducation.
Un important dispositif de sécurité a été déployé tôt le matin au niveau des accès et des principales artères du quartier du Coudiat, où se trouve le siège de l’académie. Des mesures qui n’ont pas empêché les enseignants à se rassembler pour scander des slogans hostiles au directeur de l’éducation, Ahmed Guellil, accusé par les représentants du Cnapest d’avoir imposé son diktat sur le secteur. Malgré le caractère pacifique de la manifestation pour des participants qui cherchaient à faire entendre leurs voix, une bastonnade générale a été lancée au niveau de l’avenue de la Liberté, où même des femmes n’ont pas été épargnées. Les manifestants qui n’ont pas lâché reviendront à chaque fois à la charge, malgré les tentatives du service de l’ordre de les disperser. Selon des représentants du Cnapest, quinze arrestations ont été opérées parmi les participants au mouvement de protestation dont neuf membres du bureau de wilaya. L’on apprendra que ce bureau a fait appel à un avocat pour assister les membres interpellés qui ont fait l’objet d’un procès-verbal au commissariat central de la ville. Pour rappel, le Cnapest de Constantine n’a cessé depuis plusieurs mois de dénoncer les agissements du directeur de l’éducation et sa mainmise sur le secteur qu’il dirige depuis huit ans. Dans plusieurs communiqués remis aux rédactions de la presse, le bureau du Cnapest de Constantine réclamé la régularisation de la situation salariale de plusieurs enseignants, la levée des sanctions jugées injustifiées contre eux tout en dénonçant les innombrables obstacles rencontrés lors de l’exercice du droit syndical.
Par Arslan SLe quotidien d'Oran
CNAPEST : Un sit-in des enseignants dispersé par la police
par Abdelkrim C.
Le CNAPEST, syndicat des professeurs de l'enseignement secondaire et technique, a réuni des dizaines de ses adhérents devant les locaux de la Direction de l'éducation nationale de la wilaya de Constantine.
C'est à 10 heures que les enseignants, plus de 300 selon les protestataires, se sont regroupés à l'appel du mot d'ordre lancé dernièrement par leur syndicat, dans un communiqué de presse datant du 18 juin, faisant état «d'un prochain rassemblement» dont la date n'a pas été indiquée. Mais, au bout de quelques minutes à peine, de nombreux policiers étaient sur place pour disperser cette foule, pour attroupement «non autorisé» sur la voie publique.
Après une intervention énergique de la police et l'interpellation d'une quinzaine d'enseignants dirigés vers le commissariat central pour «audition», la foule s'est dispersée.
M. Abdelhafid Boucetta, le coordinateur de wilaya du CNAPEST a rejoint, un peu plus tard, les enseignants dirigés vers le commissariat central pour s'enquérir de leur situation.
En début d'après-midi, ceux-ci étaient toujours auditionnés dans les locaux de la police.
Pour rappel, le CNAPEST avait, dans un communiqué de presse virulent publié après sa réunion du 18 juin, protesté contre «le caractère négatif de la réponse donnée dernièrement aux revendications d'ordre professionnel». Au deuxième chapitre, le syndicat a «regretté le niveau inconcevable de cette direction dans sa prise de position».
Le «refus du responsable de l'Education d'assister aux réunions avec le syndicat, malgré ses appels» et enfin «son refus d'appliquer les précédents accords, estimés une fuite en avant, ceci malgré les nombreuses tentatives de rapprochement et l'ouverture du dialogue, pourtant objet d'un accord entre les deux parties».
Ceci avec en conclusion «une demande de départ du directeur de l'Education, afin de sauver la prochaine rentrée scolaire».
Sous haute surveillance
Le bras de fer entre la Direction de l’éducation de la wilaya de Constantine et le Conseil national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) reprend de plus belle en cette fin d’exercice scolaire. Hier, en dépit des méthodes dissuasives, notamment à travers la présence, dès les premières heures de la journée, d’agents de l’ordre autour de la Direction de l’éducation, le Cnapest a réussi à faire entendre sa voix.
Bousculés violemment par moments, plus d’une centaine d’enseignants ont répondu à l’appel de ce syndicats et brandi son mot d’ordre dans un sit-in qui a failli dégénérer. Tel un leitmotiv, le départ du directeur de l’éducation est désormais une exigence du Cnapest qui désapprouve dans le fond et la forme la démarche de ce dernier, particulièrement son attitude «méprisante» vis-à-vis de ce syndicat. Le Cnapest revendique aussi l’envoi par le département de Benbouzid d’une commission d’enquête ministérielle pour plancher sur la véracité des accusations portées contre Ahmed Guelil, premier responsable du secteur dans la wilaya de Constantine. Ce dernier récuse sans cesse la représentativité de ce syndicat à travers la wilaya de Constantine et qualifie ses animateurs d’agitateurs au moment où le Cnapest évoque son encrage dans pas moins de 44 établissements sur les 46 que compte la wilaya. Le directeur de l’éducation, qui a animé la semaine dernière une conférence de presse pour, justement, répondre aux accusations du Cnapest, avait également reproché à ce dernier sa tentative d’ingérence dans les missions des commissions paritaires s’agissant notamment du mouvement des employés du secteur qui reste, selon lui, tributaire de l’orientation des élèves puisqu’il est prévu cette année, l’affectation de 18% des élèves admis en 2e année secondaire en maths techniques, ce qui signifie que le nombre des établissements qui dispenseront les matières de cette spécialité passera de 25 à 34 à travers la wilaya. «Le mouvement des enseignants sera effectué en fonction des besoins et même la loi permet de réquisitionner ceux qui enseignent dans une spécialité de la même famille pour assurer les cours là où il faut», avait-il déclaré. Et à ce propos, le Cnapest avait répondu qu’il n’avait fait que soulever le problème du surplus des enseignants dans certaines matières. Autre sujet de discorde, les primes de rendement qui ne sont pas, selon Ahmed Guelil, un droit acquis à tous les travailleurs mais sanctionnent les efforts consentis par les plus entreprenants d’entre eux. Mais à ce titre également, le Cnapest atteste n’avoir évoqué que deux cas d’enseignants victimes qui en ont été injustement privés par mesure de représailles au même titre qu’il avait demandé la régularisation de certaines erreurs intervenues dans quelques salaires. Ceci étant, le Cnapest insiste sur les griefs d’autoritarisme et l’obstruction de tous les canaux de la concertation et du dialogue par le directeur de l’éducation qui gagnerait à revoir sa position à l’égard de ce syndicat qui ne semble pas baisser les bras.
K. G.

La Tribune
Son sit-in a été empêché
Le CNAPEST exige le départ du directeur de l’éducation
De notre correspondant à Constantine
Nasser Hannachi
«C’est l’absence de la culture du dialogue avec la direction de l’éducation qui nous pousse à tenter d’organiser ce rassemblement pacifique ce matin», nous précisera un professeur qui a été bousculé par ls service d’ordre aux alentours du musée Cirta, à quelques mètres de l’académie.
Ils étaient nombreux à vouloir «attirer» l’attention de M. Guellil sur leur volonté de poursuivre les protestations, tant le dialogue ne se fait malheureusement que par médias interposés. «Le directeur a tenté un apaisement en organisant, la semaine dernière, un point de presse, mais cela demeure insuffisant. Pourquoi il ne nous fait pas participer ?» s’interroge un syndicaliste. Le torchon brûle entre le directeur de l’éducation et le Conseil national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (CNAPEST). En effet, hier matin, un sit–in de ce syndicat a été empêché devant le siège de l’éducation. La répression a dispersé les protestataires qui demandaient purement et simplement le départ de M. Guellil afin de «préserver une stabilité du secteur et assurer une rentrée scolaire normale 2008-2009». C’est en tout cas l’une des revendications principales consignées dans une plate-forme, dont nous détenons une copie, qui a été établie par le conseil de wilaya le 18 juin dernier et paraphée par le professeur A. Boussena. A noter que le CNAPEST regroupe plus de 1 500 adhérents à Constantine. Il a obtenu son agrément en 2007. En dépit de cette légalité, estime un enseignant, le directeur de l’éducation ne daigne pas «nous accorder de l’importance et nous dégager un lieu adéquat pour exercer». En plus, «il fait tout pour affaiblir le CNAPEST, dont le pourcentage est plus qu’éloquent : avec 90%, ce syndicat a, sans conteste, son mot à dire quant à la résolution des problèmes des enseignants».
Autrement dit, ce conseil est une force syndicale «pesante» à Constantine en comparaison avec les autres syndicats dont le taux de mobilisation demeure faible. «Et c’est cette donne justement qui profite à Guellil», relève un autre protestataire. «Nous cherchons le départ de ce directeur qui n’arrange pas les affaires de l’enseignement et encore moins les préoccupations du corps des enseignants par ses agissements démesurés et indélicats», martèle un responsable du conseil activant dans la commune de Benbadis.
En somme, une crise qui interpelle l’arbitrage de la tutelle, la seule qui pourrait mettre fin à cette gabegie au sein de la direction de l’éducation de Constantine, selon le CNAPEST. Benbouzid interviendra-t-il pour réorganiser ce secteur tant décrié à Constantine ? Le monde de l’enseignement l’espère bien avant les départs en vacances…
N. H.
03-07-2008