La trêve aura été de courte durée. Le secteur de l’éducation renoue avec la contestation. Le Conseil national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) a décidé de deux jours de grève les 27 et 28 octobre prochains.
Nawel Imès - Alger (Le Soir) - Le syndicat autonome entend mobiliser ses troupes pour contester contre l’absence de dialogue avec la tutelle et fait savoir que des assemblées générales seront organisées pour décider des actions à venir. Le Cnapest appellera à l’occasion de ces réunions ses adhérents à choisir entre la grève ouverte ou les grèves cycliques. C’est à l’issue du conseil national, tenu les 16 et 17 octobre derniers, que le syndicat a pris la décision de reprendre la contestation. Dans le communiqué sanctionnant ladite rencontre, le Cnapest reproche au ministère de l’Education nationale de fermer toutes les portes du dialogue. Il en est ainsi aussi bien pour le statut particulier que celui du régime indemnitaire. Le Cnapest indique que dans plusieurs wilayas, la tutelle pousse au pourrissement. C’est, notamment, le cas à Mostaganem et Constantine où les enseignants de plusieurs lycées sont en grève depuis le début de l’année. Ils protestent contre les mutations décidées par leur hiérarchie sans consultation préalable. Dans ces deux wilayas, le directeur de l’éducation a tout simplement refusé de recevoir les représentants des travailleurs qui contestent la décision de changement de poste. Autre grief retenu contre la tutelle, les défalcations des journées de grève. Une mesure que les syndicalistes dénoncent car, estiment-ils, elle remet en cause le droit à la grève reconnu par la Constitution. Au ministre du secteur, ils affirment que ce n’est pas en privant les travailleurs de quelques jours de salaire que le dialogue sera rétabli. Pire, ils craignent que ces mesures ne feront qu’envenimer la situation. Face à l’attitude du département de Benbouzid, le Cnapest appelle ses adhérents à davantage de mobilisation avant et pendant la démonstration de force, qu’il compte entreprendre à la fin du mois en cours.
N. I.
الخبر: 18/10/2008
فيما يتم التحضير لإضراب وطني مفتوح الشهر القادم
أساتذة التعليم الثانوي والتقني في إضراب يومي 27 و28 أكتوبر
قرر المجلس الوطني المستقل لأساتذة التعليم الثانوي والتقني ''الكناباست''، أمس، الدخول في إضراب يومي 27 و28 أكتوبر الجاري، احتجاجا على ''غلق الوزارة الوصية أبواب الحوار وعدم فتح ملف نظام التعويضات''.
في الوقت الذي يتواصل فيه الإضراب المفتوح الذي شرع فيه الأساتذة بكل من قسنطينة ومستغانم، منذ الشهر الماضي، و''استخفاف'' وزارة التربية بممثلي النقابة، أجمع المجلس الوطني المجتمع نهاية الأسبوع ببرج بوعريرج 250 كلم شرق العاصمة، على توحيد الحركة الاحتجاجية المقررة ليومين.
وجاء في بيان المجلس، الذي تحوز ''الخبر'' على نسخة منه، بأن ''التعنت والاستخفاف بممثلينا من طرف الوزارة من خلال اللقاءات المتكررة لمطالب الأساتذة المشروعة، بلغ حدودا لا تطاق''. بالإضافة إلى ''غلق باب الحوار والتعتيم المتعمد على ملف القانون الخاص وعدم فتح ملف نظام التعويضات''. ووصف المجلس ''صمت'' الوصاية تجاه ما يحدث في كثير من الولايات، باللغز، ما ''يدل على وجود مؤامرة محبوكة ضد نقابتنا''.
وكان ''تهميش ممثلي الأساتذة على مستوى اللجان متساوية الأعضاء النقطة التي أفاضت الكأس، منذ بداية الموسم الدراسي الحالي''. وقد رد الأساتذة على هذا الموقف بالدخول في إضراب مفتوح.
ويرى المكلف بالإعلام على مستوى المجلس الوطني، السيد بوديبة، أن ''ما يحدث يدل على أن هناك خطة محكمة لتحطيم النقابة''.
وأضاف بأنه ''ومنذ 13 سبتمبر لا يزال الأساتذة في إضراب مفتوح، ولم يمض 41 منهم محضر الدخول، ولم يتلقوا بذلك أجورهم. ويطرح نفس المشكل في قسنطينة، حيث ''تصرفت الإدارة في حركة التنقلات، ولم يمض 20 أستاذا على محضر الدخول إلى يومنا هذا''.
وإثـر تمادي الوزارة في الخصم الجائر لأيام الإضراب، وما سبق من مشاكل، ''سيتم عقد جمعيات عامة للفصل في الخيارات المقترحة من طرف المجلس الوطني والمتمثلة في الإضراب المفتوح، والإضراب لمدة أسبوع متجدد، وكذا الإضراب الدوري، وهذا ابتداء من شهر نوفمبر المقبل''.
El Watan 18/10/2008
Fonction publique
Les syndicats renouent avec la contestation
Après une trêve de deux mois, les syndicats autonomes de la Fonction publique décident de réoccuper le terrain de la protestation et de faire pression sur le gouvernement qui, disent-ils, continue à tourner le dos à leurs revendications.
Réunie durant le week-end en session extraordinaire, au siège du syndicat des hospitalo-universitaires, la Coordination nationale des syndicats autonomes de la Fonction publique a opté pour un débrayage de trois jours à partir du 9 novembre prochain. De son côté, le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) s’est réuni également ce week-end et a décidé d’une grève de deux jours, les 27 et 28 octobre. Les porte-parole de ces structures syndicales ont révélé que la base a manifesté une volonté d’aller vers une grève illimitée. « Les fonctionnaires de la santé, de l’éducation et de l’administration veulent des actions musclées, une grève illimitée pour faire aboutir leurs revendications », a expliqué un membre de la coordination, en précisant que c’est la fermeture des portes du dialogue qui pousse au pourrissement.
Sur ce point justement, M. Nouar, coordonnateur national du Cnapest, a indiqué que des assemblées générales seront programmées incessamment dans les différentes wilayas du pays pour trancher cette question. « Après cette première action, nous allons soumettre à la base nos propositions relatives à la forme à donner aux prochaines actions. Il s’agit de voter pour une grève illimitée ou pour un débrayage d’une semaine renouvelable ou pour une grève cyclique », a soutenu M. Nouar, qui avoue que les enseignants ne craignent ni les intimidations de la tutelle ni les retenues sur salaires. Evoquant le statut des différents corps, M. Mériane, de la coordination, regrette que les ministères de tutelle n’aient pas pris en compte les propositions des partenaires sociaux. Dans ce sillage, M. Mériane rappelle que le statut particulier des fonctionnaires de la santé est remis aux calendes grecques sans aucune explication de la tutelle et que le statut particulier de l’éducation, promulgué et entériné par le conseil du gouvernement, est loin de répondre aux attentes et espoirs des milliers de fonctionnaires de l’éducation………………………………………………………………..
Par Nabila Amir
L’Authentique :18/10/2008
APRÈS SA RÉUNION DE DU WEEK-END DERNIER / Le Cnapest appelle à la grève
A l’issue de la réunion qu’il a tenu, ce week-end à Bordj-Bou-Arréridj, le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest), appelle à une grève de deux jours, les 27 et 28 octobre, selon un communiqué parvenu à notre rédaction. Le Cnapest a mis l’accent sur le mépris ministère de l’Education envers ses représentants, et le recours de celui-ci à fermer toutes les voies du dialogue à l’encontre de leur syndicat. Par ailleurs, le Cnapest a fait part de poursuivre sa revendication en organisant des assemblées générales, pour arrêter les actions à adopter dès le mois de novembre.
K. H.
Le Quotidien d’Oran :18/10/2008
Le Cnapest durcit le ton: Grève annoncée dans les lycées
par Salah C.
Dans un communiqué rendu public, jeudi, le Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (CNAPEST), dont les membres se sont réunis à Bordj Bouareridj jeudi et vendredi, appelle ses adhérents à observer un débrayage les 27 et 28 octobre.
Durant ces deux jours, les grévistes auront à tenir leurs assemblées générales pour débattre des choix qui leur sont proposés pour la continuité de leur mouvement de protestation. Ainsi, les enseignants affiliés au Cnapest auront à trancher entre une grève ouverte, une grève de 7 jours renouvelable ou enfin un débrayage mensuel cyclique à partir de novembre.
Ce durcissement de ton de la part du Cnapest s'explique, selon les termes du communiqué, par le mutisme de la tutelle au sujet du pourrissement causé au niveau de certaines wilayas du pays telles que Constantine et Mostaganem sur les affectations des enseignants effectuées conformément aux nouvelles cartes pédagogiques. Sur cette question, le Cnapest remet en cause « la fermeture délibérée du dialogue de la part du ministère sur des revendications légitimes des professeurs s'articulant autour du dossier du statut particulier et du régime indemnitaire ». Sur cette situation de blocage, le Cnapest estime que cela est synonyme de « complot ». A cela s'ajoutent la « marginalisation » des représentants des enseignants au niveau des commissions paritaires et des ponctions sur salaires pour les grévistes. Sur cette dernière mesure, le Cnapest estime qu'elle ne pourra qu'aboutir au pourrissement.
A rappeler que le débrayage que mènent des enseignants affiliés au Cnapest de la wilaya de Constantine se poursuit toujours malgré l'appel de la Direction de l'éducation de la wilaya pour la rupture de l'action de contestation et la reprise des cours. Dans son communiqué, la Direction de l'éducation avait mis l'accent sur l'intérêt des élèves. Mais, parallèlement à cet appel à la raison, la tutelle avertit les grévistes que dans le cas contraire, des mesures disciplinaires seront prises conformément aux dispositions réglementaires. En guise de réponse à ce communiqué, le Cnapest local a fait savoir qu'il reste ouvert à tout dialogue en remettant en cause la programmation des rencontres avec les représentants des autres partenaires sociaux, une programmation qui n'a prévu la rencontre avec le Cnapest que le 27 octobre. Ce que remet également en cause le Cnapest est le fait que cette programmation a été établie selon les dates des agréments obtenus par les autres syndicats, alors que les problèmes soulevés par le Cnapest sont d'une extrême urgence et nécessitent des solutions immédiates, note-t-on encore au Cnapest.
En revanche, à Mostaganem, toutes les tentatives pour débloquer la situation avec une tension qui perdure depuis la rentrée scolaire ont échoué comme celle tenue entre les représentants du Cnapest et la Direction de l'éducation la veille de l'Aïd. Cet échec a été reconnu par le premier responsable du secteur qui a même révélé que 39 professeurs grévistes sont estés en justice après avoir refusé de rejoindre leurs nouveaux postes.
A l'origine de cette crise, les nouvelles affectations nées de la suppression de plusieurs postes de l'enseignement technique d'où la réorientation du corps enseignant vers l'enseignement général. Ces derniers ont refusé de signer leur PV d'installation dans les établissements où ils ont été affectés.
التعديل الأخير تم بواسطة أرسطو طاليس ; 19-10-2008 الساعة 06:28 PM