Corriger vos informations sur l'islam : le statut de la femmes:
09-05-2015, 05:46 PM
La condition de la femme en Islam (par Mohammad Amine Alibhaye)

S'il y a bien une accusation, une question qui ne manque jamais de tomber c'est bien la question de la femme musulmane.
Dans leur critique, il y a une partie de vrit et une autre, propre aux strotypes occidentaux sur la condition fminine en Islam.
Nos filles, nos femmes, nos surs, constitue en gros la moiti de la Oummah. Dieu, dans sa Sagesse, n'a pas attendu que des europennes dessinent pour elles les plans de leur libration! Pendant qu'en Europe on avisait pour savoir si la femme est une chose ou une personne, Dieu, le mme Dieu qu'on supplie dans nos prires, dclarait dans son livre, le Coran sacr, que les femmes sont les surs (c.a.d. gaux) des hommes. Dieu a dclar qu'elles ont des droits sur eux, tout comme ils ont des droits sur elles, except que l'homme a une preminence car il a la responsabilit de sa famille et qu'il doit donc supporter le fardeau social, fardeau dont sont exemptes les femmes (Coran S2V228). Il ne s'agit pas l d'une distinction hirarchique, car, et c'est l'important, l'galit est parfaite en droits, en dignit, en religion (Coran S3V195 - S4V1 - S19V95). Et rappelons simplement que notre Saint prophte dans son message d'adieu (c'tait donc important pour lui!) nous a exhort en ce sens: Traitez bien vos femmes et soyez gentils envers elles car elles sont vos partenaires (et non vos subordonnes, ni vos proprits!). Beaucoup de hadiths confirment les injonctions de notre prophte concernant le bon traitement et l'quit envers les femmes. Être doux et aimable avec sa femme et sa famille est une Sunnah comme les autres, rtribus comme les autres. Il convient de ne jamais l'oublier.
Le plus parfait des croyants est celui qui a la meilleure conduite . Les meilleurs d'entre vous sont ceux qui sont les meilleurs avec leurs femmes. Hadith (Tirmizi).
Et il est trange que certains d'entre nous, sous le poids des traditions ou coutumes non-islamiques, par ignorance totale des lois coraniques, perptuent des actes d'un autre ge: les femmes ne doivent jamais sortir de chez elles, battent leur femme en cas de dsaccord, ne consultent jamais leurs enfants ou femmes pour les grandes dcisions, ne discutent jamais avec leur famille, font des mariages arrangs sans l'accord des enfants; bref ils se conduisent , en vritables potentats, l'oppos des recommandations divines ou du prophte.
Nul ne devrait imposer nos femmes ce que Dieu n'a pas cru bon leur imposer! Ni leur interdire ce que Dieu ne leur a pas interdit! A-t-on le droit de se substituer Dieu? Chacun est responsable de ses actes et devra en rpondre devant Allh.

Il ne convient pas non plus d'aller jusqu' un laxisme sur les principes islamiques. Cette attitude est malheureusement tout aussi condamnable !

Non, la solution se trouve dans la mesure, dans l'quilibre. Car nous devons tous prendre conscience de l'importance extrme du noyau familial dans la socit musulmane, et que nous devons tout faire pour y faire rgner l'harmonie, la joie, et la fiert d'tre musulman. C'est dans la famille qu'est donne l'ducation des enfants. Aucune nourrice, aucune crche, aucun enseignant au monde ne pourra remplacer l'amour d'une mre ni l'ducation qu'elle et elle seule, peut donner aux enfants, de par son statut de mre. L'effondrement du noyau familial conduit actuellement le monde occidental sa perte. Prvenons cela chez nous. Il ne faut donc pas fuir nos responsabilits de parents comme on le voit partout, et tout dlguer sur l'cole ou la madressa.
L'cole a son rle, la madressa a le sien, et nous, parents, le ntre, le rle principal.
Le ngliger? Ce n'est pas grave....C'est criminel.
Votre propre chair vous accusera un jour...Ce Jour-l!
Ces enfants (filles et garons) constituent la gnration de musulmans de demain. S'ils peroivent autour d'eux, un Islam archaque, et si, paralllement, ils ressentent, fatalement, une attraction pour ce mode de vie occidental dans lequel ils baignent; qui est en cause s'ils chutent? Qui est en cause, si demain, ces jeunes sont complexs vis--vis de leur croyance? Qui sera en cause s'ils auront honte de montrer leur foi?
Clairement et nettement: leur ducation, leurs parents!
Apportons grands soins nos surs dans la foi, sans jamais oublier qu'elles nous donneront et forgeront la nation musulmane de demain. Cela nous donne la mesure du respect qu'on leur doit. Prions Allh, et implorons son aide.

Quoi dire quant aux dlirantes et larmoyantes caricatures occidentales sur les femmes en Islam?
Premirement, soyez tout fait persuad que le sort de nos surs musulmanes suscite en leur me sensible et humaniste une relle compassion indigne...
Que de belles larmes de crocodiles! Honteuses pratiques, qui consiste prendre le couvert de l'humanisme pour justifier de propos fielleux l'encontre de l'Islam.

Des lments de rponse ont t bauches ci-dessus (ce qui est valable pour nous, l'est pour eux)
Il ne faut surtout pas identifier l'Islam la pratique de certains musulmans, non.
Que dit la religion islamique sur la femme?
Le Coran met en avant une condition valorise de la femme.
Historiquement, l'Islam a t la premire culture admettre par exemple la totale indpendance financire de la femme, lui accorder des droits codifis, que mme certaines parties de l'Europe d'aujourd'hui leur refuse (le vote par ex.). Dans l'idologie islamique, la femme n'a jamais t un objet purement sexuel, contrler, voiler, exclure de la vie sociale. Et les quelques versets coraniques ci-dessus le disent bien (voir supra).
Qu'on n'accuse pas la position de l'Islam, et ni la prsentation qui en est ici faite sur ce problme de la femme, de faire l'amalgame entre la condition de femme et la condition de mre......Ce n'est pas l'galit quantitative, extrieure (concept humain) que l'Islam prconise, mais plutt une quit, une justice, un sentiment de complmentarit entre l'homme et la femme, au sein de la famille et de la socit en gnral. La femme, avant d'tre une mre, est un tre humain, diffrent de l'homme de par sa nature mme. Dieu, notre Crateur Sublme, sait mieux que quiconque les forces et les faiblesses de ses cratures. L'homme, ou la femme, ne peuvent avec nos sens limits, embraser la science de Dieu. Il recommande la femme de prserver sa pudeur, avant son mariage, et qu'aprs son mariage, le rle de la femme le plus sacr et le plus essentiel est de veiller au bien-tre et l'harmonie du foyer, l'ducation des enfants et au bonheur de sa famille.
Énormes responsabilits, pour quiconque rflchit aux implications qu'elles comportent. Mais l'Islam ne s'oppose pas au travail de la femme, mre ou clibataire, en dehors de son foyer (en accord avec son mari). Si cela est une ncessit pour le bien-tre du couple. Les deux grands principes respecter, principes imposes par Dieu, mais qui dcoulent de la logique: le travail exerc par une musulmane doit prserver sa dignit et sa pudeur, tout autant que sa vie de famille (qui ne doit jamais tre nglige).
Vous avez raison! Ces mmes principes s'appliquent l'homme aussi! Mais un dtail qui a son importance: l'Islam ne fait aucune obligation la femme de dpenser (sauf si elle le veut) le salaire de son travail pour l'entretien de sa famille: son salaire ou son hritage lui appartient exclusivement. Obligation est faite par contre l'homme de subvenir aux besoins de sa famille par le fruit de son travail. Il faut le rappeler.
Le principe gnral est que tout ce qui touche la vie du couple et de la famille doit se faire en concertation; et que le mari a la responsabilit de la dcision finale, car compte lui sera demand sur cette responsabilit.
Mais, dira-t-on, pourquoi la prminence l'homme sur la femme?
Pourquoi la femme obtient le tiers de l'hritage de l'homme?
Pourquoi ceci, pourquoi cela?
Tout a une rponse. Notre Crateur, dans Son infinie Sagesse, a prvu ce qu'il fallait prvoir, et a fait silence ailleurs. Rien n'est fortuit.
Mais, la globalit de ce problme ne peut certes tre expose en quelques lignes, il faut le relier une autre religion, autre histoire, autre culture, les exposer en prliminaire et ce n'est pas peu dire! Vous savez le mot autre? L'autre, est un mot que l'occidental connat peu. Cet autre qui est diffrent, donc, forcment coupable.

Nous, musulmans et musulmanes, acceptons l'ensemble du message coranique. Et nous ne faisons aucun accommodement, c'est la Parole de Dieu, incre et ternelle. Dieu sait mieux, c'est tout. Nous faisons acte d'Islam non par foi aveugle, mais par acceptation de la cohrence de l'ensemble des principes de Dieu dans le Coran, car nous restituons le problme dans ce cadre et non selon l'troite vision occidentale.
Pour les lecteurs intresss, veuillez vous reportez la fin o des livres vous seront conseills sur le sujet.(en fait plusieurs livres traitent de ce sujet)

Comment? C'est fini? Le chapitre est clos?
Comment vous ne parlez pas de la clbre romancire musulmane martyre des derniers mois de 1994: Taslima Nasreen???
Ah, pardon! On allait oublier. Nos excuses.
Taslima Nasreen: une leon de courage donne l'Occident
Le Nouvel Observateur n1569 - 01/12/94 - p.25.(Ah oui?)
Parlons-en.
Son roman Lajja (la honte) est plus que nul. Je l'ai lu. Bon, l n'est pas un crime. Mais cette courageuse femme est devenu par ce roman, la femme qui incarne la dfense des droits de la femme face l'intgrisme musulman. À ce titre, et se disant menace de mort, elle bnficie de protections policires coteuses en Europe, et a rcemment t reue en grande pompe en France avec tous les honneurs ds ce combat acharn et juste. Tout coup, toute la classe politique, et intellectuelle droits-de-l'Hommiste se sont pris d'un vif amour aux droits de la femme au Bangladesh et honorer comme il se doit, l'ambassadrice de cette lutte exemplaire pour une cause exemplaire , avec son courage exemplaire : Taslima Nasreen.
Les politiques, de droite comme de gauche, les associations fministes ou d'intellectuels, les tls, tous l'ont reu comme il se doit. Bref, Clinton n'a pas fait mieux!
Cependant il y a un hic. Un hic qui fut fort discrtement rapport. Et tous ce beau monde feint, maintenant, de l'ignorer: Lajja, son roman est une imposture littraire , ce qu'on appelle un plagiat! Et tous ce dballage de larmes sur le sort de la femme au Bangladesh, et son corollaire d'insultes envers les musulmans fanatiques de ce pays, furent facilits, voire encourags par certainement le grand amour que porte ce beau monde envers l'Islam!
Les masques tombent, et des fois cela dvoile la honteuse manuvre mdiatique. D'autant plus que, Lajja (La honte) est un plagiat de La disgrce, pamphlet de Jyoti Prokash Datta, publi Calcutta. Datta est un extrmiste hindoue dont le parti le R.s.s. prconise l'extermination des musulmans. Ce mme parti (R.s.s.) s'tait bien sr empress de distribuer ce roman plagiat crit par une musulmane, et o des filles hindoues se faisaient violer par des musulmans aux yeux injects de sang.
Datta est un romancier, les faits dcrits sont produits de son imagination, c'est son droit, Taslima Nasreen, elle, laisse croire que se sont des faits rels! [J'ai utilis des faits rels dans ce livre. Il n'a donc pas qu'un intrt littraire mais galement informatif ! - Marie Claire - 07/94]
Tout comme elle a fait croire que les femmes sont l-bas des esclaves sexuels, fait croire qu'elle a t condamn mort, alors qu'elle n'a t qu'excommunie!
Voil comment, le Bangladesh, un tat lac, ayant une femme pour premier ministre, encore une femme comme leader de l'opposition, et avec 30% de femmes au Parlement (en France, il y en a combien de %? Pardon, on entend mal, pouvez-vous rpter S.VP?), le Bangladesh donc, se retrouve accus de tous les maux, par une bande d'excits, appels intellectuels progressistes, en mal d'exotisme anti-islamique!
Il faut maintenant se demander jusqu' quand durera cette norme farce sur cette Lajja Nasreen. Nasreen la honte, la honte pour la France et son beau monde, honte pour l'Europe, la honte enfin, pour le Parlement international des crivains!
Nasreen, leur mythe biodgrade.

Voil, chers amis lecteurs, comment il est des fois facile d'illustrer la forfaiture des occidentaux, pour vous montrer leur profond mpris de l'Islam, et combien cette haine peut tre aveuglante, jusqu' mettre en sourdine la plus lmentaire des prcautions tant dans l'information, que dans le respect d un autre culte. Ft-il l'Islam...

La polygamie (par Mohammad Amine Alibhaye)

Que n'a t-on entendu sur le compte de la polygamie chez les musulmans? L'Islam? La religion des quatre femmes! Caricature classique.
Chez les hommes, c'est la condamnation d'un fantasme interdit chez eux et autoris ailleurs,donc forcement coupable.
Chez les femmes, c'est la condamnation d'une pratique d'un autre ge.
Historiquement, la polygamie n'est pas une innovation islamique. Tous les prophtes de la Bible ou presque eurent de 2 1000 pouses (!). Sauf dira t-on, Jsus (a) qui n'en a pas eu le temps (?) ou que Dieu a envoy pour une mission prcise pour un laps de temps prcis. Dieu Seul est Savant.[quoique Jsus (a) ait, selon Matthieu 25/1-13, fait rfrence une parabole explicitement polygame, sans condamnation aucune]
Il n'empche que c'est l'Islam qui a codifi et limit cette pratique dans le Saint Coran en disant en substance: prenez jusqu' 4 pouses si vous le voulez, mais vous devez appliquer une stricte galit entre elles; et si vous craignez d'tre injuste, alors n'en prenez qu'une .
Et en cela , l'Islam se singularise, car il est la seule religion, la seule, qui dise dans son livre sacr n'en prenez qu'une.Voil pourquoi, une crasante majorit de musulmans n'ont qu'une seule femme. Et ceux qui pour diverses raisons, ne peuvent se satisfaire d'une seule femme, l'Islam leur offre en cela un cadre lgal, assorti cependant de ses obligations . Car cette stricte galit impose par le Coran est trs difficile dans la pratique. Mais en tous cas, elle protge les femmes consentantes et recherchant une protection, des passions hypocrites.
Pour clore ce volet purement religieux, il convient d'ajouter, et beaucoup de non-musulmans l'ignorent, que la femme musulmane a toujours la possibilit de poser ses conditions dans le contrat de mariage, et de refuser son mari son droit la polygamie sans son accord (celle de la femme).

Maintenant qu'on a voqu succinctement la ralit et les textes chez les musulmans, sur l'autorisation et les conditions imposes aux candidats polygames, voyons les faits chez nos censeurs.Voyons comment eux, donc, vivent dans les faits, cette monogamie auto impose, et noble.
L'origine de cet avalanche de critiques sur la polygamie ne peut tre religieuse, car on a vu que les prophtes de la Bible la pratiquaient. On ne peut donc nous opposer d'arguments bibliques. O est la faille?
Mais bien sr! Sommes-nous donc aveugles? Dans une civilisation moderne, celle d'aujourd'hui, de telles pratiques sont contraires la moralit, l'galit des sexes, au respect des femmes, aux principes mme de l'quit.
Bref eux ont tous compris, ils ont transcend le message biblique pour l'lever(!) un concept plus noble et conforme la mentalit du XXIÈ sicle. Nous pauvres arrirs, nous nous attachons toujours la lettre, et une pratique dsuette.(pour eux autorisation et prescription , c'est pareil!).

Prenons acte. Mais voyons donc les consquences, dans les faits, de ce concept plus noble et conforme aux murs modernes....Oh, nul besoin d'tre fin analyste, regardons autour de nous.
- La polygamie de fait et irresponsable qu'on observe serait donc plus nobleque d'assumer sa responsabilit d'homme.
- Le fait que la collectivit, donc nous tous (!), devons assumer sous forme d'allocations femmes seules ou autres, les enfants issus des plaisirs adultres des autres, cela leur semble t-il plus quitable que des hommes supportent eux-mmes, dans un foyer lgal leur responsabilit? Drle de principe! Ce n'est pas le caractre social indniable du versement de ces allocations qui est condamnable, loin s'en faut, mais ce qui est condamnable c'est cette socit qui, dans ses lois, d'un ct condamne la polygamie islamique (responsabilise, codifie), pour de l'autre, en fait, financer la polygamie sauvage, elle, institutionnalise!
- Cette vie sexuelle dbride tirant plaisir de la femme-kleenex qu'on jette aprs usage, dnote t-elle d'une plus grande galit des sexes, d'un plus grand respect de la femme, que la femme sacralise, protge, par une lgislation qui impose l'homme un engagement consquent avant de partager un plaisir avec elle?
Laissons nos dtracteurs le plaisir de rpondre ces inversions de l'chelle des valeurs morales.

Nous pouvons dire que si les femmes occidentales mditaient les prescriptions coraniques, elles devraient, sur la base du Saint Coran militer pour le respect qui leur est d!
Car elles oublient souvent que si elles ont la libert (!?) de jouir d'un plaisir furtif avec un partenaire, la suite est un long solo. Car aucune lgislation au monde sinon celle du Coran, ne peut obliger ce partenaire, assumer les responsabilits consquentes:
- soit la grossesse, accouchement, les frais de garderie, d'cole, et d'ducation de l'enfant
- soit en cas de contraception, cette sensation d'amertume, de dception, d'inutile, d'impuissance, d'injustice, lorsqu'elle le voit sduisant une autre proie libre le lendemain
- soit en cas d'avortement, lui faire assumer tout autant que la femme, ce sentiment de culpabilit d'avoir enlev la vie un tre sans dfense. [Parmi toutes les cratures sur cette terre, l'Homme, la crature la plus doue d'intelligence est la seule tuer ainsi, lgalement, massivement, ses propres enfants! Les assassins sont en blouse blanches et rmunrs par la collectivit, donc par nous! Au lieu d'attaquer la cause du mal - la dbauche sexuelle, cette moderne civilisation prfre courageusement s'en prendre aux consquences fcheuses, ces tres vivants sans force et sans voix. Au nom de la libert de la femme. Pratique barbare et abjecte que nulle thorie, sinon la seule survie de la mre, ne saurait justifier!]
Si l'on nous rtorque, que ces partenaires en cause ici, s'avrent tre des fois des musulmans aussi, c'est vrai. Parmi d'autres, ils prennent le train en marche. Donc le Coran qu'ils sont censs suivre, ne protgerait-il en rien la femme plus que nos murs actuelles? Non. Les chrtiens suivent-ils tous les enseignements de la Bible? Donc, chez nous aussi, nous trouvons nos brebis galeuses. Et cela ne remet nullement en cause la valeur des clauses de protection de la femme institues par le Coran seul.



Le tchador, le hidjab, et le foulard islamique (par Mohammad Amine Alibhaye)

Prliminaire : le tchador est d'origine et de tradition iranienne, le hidjab (voile) est islamique, et les deux sont diffrents. La confusion est gnralise.
On a tant dbattu sur ce sujet qu'y ajouter encore devient superflu. Mais il est bon de rappeler certains points, tant les opinions mises semblent diffrentes, des fois chez les musulmans mme.

D'abord, il y a dans le Coran une obligation du port du voile qui ne souffre de divergences : S33V59 Prophte ! Dis tes pouses, tes filles et aux pouses des croyants de ramener sur elles leur voile : ainsi elles seront plus facilement reconnaissables et ne seront pas offenses !
Que l'on suit cette recommandation ou pas, c'est affaire de foi et de conscience, mais nul ne peut prtendre l'ignorer, il faut assumer son choix.
Il convient cependant aussi de rappeler qu'en cela le Coran n'a rien innov et que cette prescription existe dans les autres livres saints : Mathieu 5/28; 1(Paul) Corinthiens 11/6-7 entre autres.
On ne peut donc reprocher aux musulmanes de mettre en pratique, elles, des prescriptions divines communes, en ville ou l'cole.
Ce problme demanderait un dveloppement que ces quelques lignes ne permettent pas.
Quant savoir comment interprter les versets du Coran s'y rapportant (= la lettre, le signifiant) , c'est affaire de spcialistes, exgses plus ou moins clairs: entre un voile total, yeux, mains, pieds y compris, et un voile ou foulard qui cache les atouts de la femme, port sur des vtements amples, prservant ainsi sa pudeur (= l'esprit, le signifi) lequel semble correspondre la cohrence de l'ensemble des prescriptions coraniques? C'est histoire de foi et d'interprtation, et souvent de tradition.
L'esprit ou la lettre? Le signifiant ou le signifi? Lequel prime sur l'autre? La vrit doit se situer, comme souvent en Islam, dans la juste mesure . Entre les deux, mais proche de l'esprit, du signifi.
Des excs, justifiant parfaitement les critiques des non-musulmans, existent. Sans les nier, il convient cependant de les relativiser, car l'analyse doit porter sur la rgle et non sur les exceptions.

Maintenant, il faut se demander pourquoi un bout de foulard sur la tte dclenche t-il autant de passion? Pourquoi cela est-il considr comme une insulte aux droits de la femme par les occidentales? Et pourquoi pas la kippa ou la croix en mdaillon?

Les raisons en sont multiples et variables en fonction des individus. Cependant, chez les fministes, un argument revient systmatiquement: le foulard ou le voile est une marque de sujtion , de soumission de la femme envers l'homme. On n'entend que a longueur d'ondes, pour ancrer en nous aussi cette conception saugrenue. Car en effet, d'o vient-elle? Car cette conception est inconnue chez les musulmans.
L'ide que porter le voile implique une soumission l'homme est une ide chrtienne, inculque aux occidentales. Elle tire son origine des versets suivants de la Bible:1re Éptre aux Corinthiens 11/3-10: ...l'homme est le chef de la femme...(...) toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophtise, la tte non voile, dshonore son chef (l'homme, nda)...(...)...la femme a t cre cause de l'homme. C'est pourquoi la femme, cause des anges, doit avoir sur la tte une marque de l'autorit dont elle dpend.
Ces versets sont de Paul. Les occidentales, et leurs adeptes chez nous, essayent d'exporter ce complexe dans le monde islamique et dans toute communaut islamique chez eux. Mais, c'est LEUR problme, LEUR complexe!
Qu'elles rcusent l l'enseignement d'un simple homme, tout saint Paul fut-il, a se comprend. Qu'elles refusent cette conception humaine, a se comprend encore. Mais les musulmanes n'ont jamais eu, et n'ont pas ce problme, malgr tous ce dont on veut leur faire prendre conscience. Dieu, dans le Coran, seuls crits de rfrence des musulmans, y donne Lui, des enseignements d'une sagesse infinie, et ne pose jamais cette prescription l en ces termes. Il s'agit pour toutes musulmanes de prserver sa pudeur, dans leur unique intrt elles, et de la communaut.
Mmes les ligues fministes uvrent dans le sens du Coran lorsqu'elles se dfoulent sur les affiches choquantes, ou fustigent ces agences de pub qui utilisent le corps de la femme pour vendre les couches culottes, ou qui se dlestent de leurs mannequins-kleenex. Elles font actes d'Islam. Laissons-les faire, nos vues se rapprochent. Ce qu'elles dcouvrent , Dieu nous en prviens , par Ses divines injonctions.
On ne peut en aucune faon comparer ces principes l, eux divins et divinement noncs, ceux que Paul, un homme, a prescrits, et qui forcement refltent la mentalit de son poque, de son peuple. Dans le Coran, il s'agit de pudeur et non de sujtion quiconque. La pudeur, la pudeur. Cela revient comme un leitmotiv dans le Coran. Peut-tre bien que notre Crateur Suprme savait-Il dj ce que l'on dcouvre maintenant? À savoir que le manque de pudeur, l'exhibition des corps dnuds la plage ou mouls en socit (o est la diffrence? leurre auto administr!), le nu sur les crans, la promiscuit, non seulement ne rapprochent pas les sexes mais trs certainement les loignent. Consultez donc les statistiques: plus de 50% des mariages se terminent par un divorce dans les 10 premires annes.
Non ce n'est pas la libert de la femme que l'Islam combat, c'est en fait toute forme de servitude de la femme, bon gr ou mal gr, consciente ou inconsciente. Et ceux qui s'attaquent l'Islam ce titre, se trompent lourdement de cible. La philosophie des prceptes islamiques est empreinte d'une jurisprudence sans quivalent dans aucun livre religieux. Ces enseignements viennent de Dieu; qui donc mieux que Lui connat les faiblesses de Ses cratures, hommes et femmes?
Eux prfrent essayer de gurir, Dieu prfre prvenir. Jugez...

Concernant ce trop fameux foulard islamique, les mdias ont fait fort, et les rsultats ont suivi: 85% des franais se disent contre le port du foulard l'cole. Mais les lacs en herbe qui foisonnent actuellement devrait relire leur texte. Les lois que Jules Ferry, ministre de l'Instruction Publique, fit voter en 1881 et 1882 instituaient, pour la premire fois, un ENSEIGNEMENT lac. C'est clair et net.
Le droit fondamental la diffrence existe.
Puis ne dites pas qu'un petit bout de chiffon sur la tte est devenu subitement proslyte, et qu'il les choque plus qu'une casquette, que des punks aux cheveux multicolores ou ces minijupes moulants! Plus proslyte qu'une kippa ou une croix en pendentif ou l'oreille! Ou sinon, on n'y comprend plus rien! Ce n'est pas de la lacit mais du terrorisme athe.
C'est un langage intgriste qui a des relents racistes, et ce, quel qu'en soit les interprtations qu'on essaye de faire avaler l'opinion publique.
Le lacisme et l'athisme est un droit. Lorsque progressistes, ils ne peuvent cependant pas s'arroger le droit de rgenter la foi et la morale d'une personne tant qu'elles ne portent pas atteinte celle de l'autre. Et il faudrait que nos lacs arrivent nous expliquer pourquoi, selon quels critres de valeurs objectifs , sur quels fondements moraux , porter un foulard devrait offenser Dame Marianne?
S'ils n'en trouvent, qu'ils se taisent.
Car voyez-vous, tous ces censeurs qui foisonnent chaque rentre, confondent lacit et athisme. Il faudrait qu'ils se mettent srieusement tudier la diffrence fondamentale entre neutralit et ngation de Dieu.
Peut-tre qu'alors ils percevront leurs motivations profondes et relles, et comprendront-ils leur erreur manifeste, dans leur rejet de l'autre et de sa foi. Ils percevront que la lacit ce n'est pas la porte ouverte une propagande athe nos enfants, mais que c'est le respect des autres cultes par l'institution d'un espace neutre. Pour retrouver les rgles rgissant un tel cadre, il faut les inviter se ressourcer dans le Coran , qui , il y a 1415 ans a dfini trs prcisment un tel espace pour la libert du culte.
Aujourd'hui on l'appelle: la lacit.
L'Eminence Accorde par l'Islam la Femme (par HARUN YAHYA )


Ddaigner les femmes, les exclure de la socit et les considrer telles des tres de seconde zone, comme le font les paens, ne relve aucunement de l'islam, qui au demeurant condamne cette attitude. Le Coran offre ce qu'il peut y avoir de mieux comme rapport entre l'homme et la femme.
La place de la femme en islam est un sujet rcurrent lorsqu'on discute de cette religion. Nombre d'ides fausses, qui portent sur des pratiques - qui relevant de la tradition sont considres tort faisant partie intgrante de l'islam -, alimentent les prjugs la dfaveur de l'islam. Toutefois, l'tude du point de vue islamique concernant les femmes laisse apparatre qu'une grande libert ainsi qu'une large place sociale leur sont attribues.
Les commandements de Dieu au sujet du statut de la femme et des relations entre l'homme et la femme, qui nous ont t rvls par le Coran, sont bass sur la pleine justice. À cet gard, l'islam soutient l'galit des droits, des responsabilits et des fonctions pour les deux genres. L'islam est bas sur l'affection, la tolrance et le respect pour l'tre humain, il ne fait pas de discrimination envers la femme.
Les exemples de la bonne morale que l'on trouve dans le Coran sont universellement compatibles avec la nature humaine et ils sont valides pour toutes les poques de l'histoire. De mme pour le respect et les droits de la femme. Dans le Coran, Dieu rappelle que les tches et les responsabilits des femmes sont les mmes que celles des hommes. En outre, en accomplissant ces tches et responsabilits, les hommes et les femmes s'aident et se soutiennent mutuellement.
Les croyants et les croyantes sont allis les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blmable accomplissent la Salt, acquittent la Zakat et obissent Allah et Son messager. Voil ceux auxquels Allah fera misricorde, car Allah est Puissant et Sage. (Le Coran, sourate at-Tawba, verset 71)
Dieu souligne que les croyantes et les croyants seront rcompenss de la mme manire selon leurs actes, quels que soit leur sexe.
Leur Seigneur les a alors exaucs (disant): "En vrit, Je ne laisse pas perdre le bien que quiconque parmi vous a fait, homme ou femme, car vous tes les uns des autres. (Le Coran, sourate al-Imran, verset 195)
Quiconque, mle ou femelle, fait une bonne uvre tout en tant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et Nous les rcompenserons, certes, en fonction des meilleures de leurs actions. (Le Coran, sourate an-Nahl, verset 97)
Dans un autre verset, o les hommes et les femmes musulmans sont considrs dans leur ensemble, il est noter que les mmes responsabilits et les mmes statuts sont attribus aux uns et aux autres.
Les Musulmans et Musulmanes, croyants et croyantes, obissants et obissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d'aumnes, jenants et jenantes, gardiens de leur chastet et gardiennes, invocateurs souvent d'Allah et invocatrices: Allah a prpar pour eux un pardon et une norme rcompense. (Le Coran, sourate al-Ahzab, verset 35)
Dans le Coran, il y a plusieurs autres versets dclarant que les hommes et les femmes sont exactement gaux en ce qui concerne leurs devoirs et responsabilits, leurs rcompenses ou punitions en retour. Il y a quelques diffrences pour des questions sociales, mais celles-ci visent au confort et la protection des femmes. Les commandements du Coran considrent les diffrences congnitales des deux genres comme rsultant de leur cration et suggre un systme maintenant une justice gale pour l'homme et la femme.
L'islam ne voit pas la femme comme un objet. Par consquent, selon le Coran, il n'est pas appropri qu'une femme vertueuse pouse un homme associateur. De la mme manire, il n'est pas permis une femme associatrice d'pouser un homme vertueux.
Les mauvaises (femmes) aux mauvais (hommes), et les mauvais (hommes) aux mauvaises (femmes). De mme, les bonnes (femmes) aux bons (hommes), et les bons (hommes) aux bonnes (femmes). Ceux-l sont innocents de ce que les autres disent. Ils ont un pardon et une rcompense gnreuse. (Le Coran, sourate an-Nour, verset 26)
Dans le mariage aussi, les fonctions et les responsabilits des conjoints les uns envers les autres exigent l'galit. Dieu demande aux deux conjoints d'tre protecteur et surveillant l'un pour l'autre. Ce devoir est exprim ainsi dans le Coran :
elles sont un vtement pour vous et vous un vtement pour elles. (Le Coran, sourate al-Baqara, verset 187)
Plusieurs prescriptions existent dans le Coran concernant la protection des droits de la femme dans le mariage. Le mari doit fournir un soutien conomique sa femme; il doit s'occuper de son ancienne femme aprs le divorce aussi.
Comme les versets l'indiquent clairement, l'islam apporte la justice dans les relations entre l'homme et la femme et met fin aux pratiques incorrectes rsultant des coutumes et des traditions des socits antislamiques. La situation de la femme dans la socit arabe avant l'islam peut tre un exemple significatif ce sujet : selon les Arabes paens, les femmes taient infrieures et ceux qui avaient des filles taient honteux de cette situation. Les pres qui avaient des filles, prfraient parfois les enterrer vivantes plutt que d'annoncer leur naissance. Par la voie du Coran, Allah a interdit cette tradition perverse et a averti les gens que de telles personnes rendront certainement compte de leurs actes le jour du jugement. En fait, l'islam a permis l'mancipation des femmes svrement perscutes l're paenne. Prof. Bernard Lewis, considr comme l'un des plus grands experts occidentaux dans l'histoire de l'islam et du Moyen-Orient, fait le commentaire suivant :
En gnral, l'arrive de L'islam a apport une norme amlioration la position des femmes en Arabie antique, les dotant de proprits et d'autres droits, et leur donnant une mesure de protection contre le mauvais traitement de leurs maris ou propritaires. Le massacre des filles, sanctionn par la coutume arabe paenne, a t proscrit par l'islam. Cependant, la position des femmes est demeure pauvre et s'est aggrave en plusieurs aspects quand le message initial de l'islam a perdu sa force et a t modifi sous l'influence des habitudes et des coutumes prexistantes. (Bernard Lewis, The Middle East, Weidenfeld&Nicolson, Londres, 1995, p. 210)
Ainsi nous pouvons rappeler que ddaigner les femmes, les exclure de la socit et les considrer comme relevant d'une seconde classe est une mauvaise attitude paenne qui n'a aucun rapport avec l'islam. D'ailleurs, le Coran cite le cas de femmes dvotes, modles pour l'humanit dans le Coran. L'une est Marie, mre de Jsus-Christ. L'autre est l'pouse du Pharaon gyptien qui, malgr la malfaisance de son mari, est galement dcrite telle une musulmane idale (Le Coran, sourate at-Tahrim, versets 11-12) . Le Coran dcrit aussi les conversations entre le prophte Salomon et la reine de Saba (Le Coran, sourate an-Naml, versets 42-44) ou entre Mose et les deux femmes (Le Coran, sourate al-Qasas, versets 23-26) .
Par consquent, un musulman ne peut jamais avoir une attitude intolrante envers les femmes. Dans une socit o de vritables morales islamiques sont adoptes, grands respect et sympathie seront montrs aux femmes, veillant ce qu'elles vivent libres et dans le confort.
Tous les dcrets mentionns par Dieu dans le Coran au sujet de la femme aident former une structure sociale qui permet aux femmes de vivre heureusement dans le confort. Dans une socit o toutes les valeurs morales coraniques sont largement observes, la position sociale des femmes devient si apprcie qu'elle ne saurait tre compare celle des socits actuelles que nous considrons comme modernes.