l'aurès
20-09-2009, 10:36 AM


D'aprés forum D'Aurès


L’Aurès est un vaste territoire montagneux historique et ethnolinguistique à l'Est de l'actuelle Algérie, dans lequel vivent les Chaouis, tribu berbère.
Cette région était connue dès l'Antiquité sous le nom d'Aurasius mons, toponyme berbère signifiant « la montagne fauve »[1]. Les Aurès faisait partie du territoire de l'ancienne Numidie[2]. Il est nécessaire de rappeler que lorsque Ibn Khaldoun, historien du XIVe siècle, parle des Aurès, il indique une zone géographique plus large que celle d'aujourd'hui[3].





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Géographie




Situation




Relief du Nord de l'Afrique






Image prise à partir du village d' Ighz'ar n Taqqa ou Oued taga dans les Aurès







pierre cristallisée (géode) de Ghoufi






La forêt de Bouhmama (Chélia) entre la wilaya de Batna et Khenchela .





D'après Ammar Negadi[4] :
  • Selon les Romains et les Numides : Salluste
    décrit une chaîne de montagnes qui sépare deux régions, l'une maritime
    (la côte est de l'Algérie) et l'autre intérieure (Tell). Les monts
    Aurès se terminent par le désert du Sahara[5]. D'autres sources indiquent le nom du bouclier ou de la chaîne de montagnes s'appelait Auréus clupeus et après on a donné le nom de Mons Aurasius.
  • Selon les géographes du Moyen Âge : Procope propose une surface allant de 1 800 à 2 000 km2. Ibn Khaldoun délimite les Aurès par le royaume des Kutumas, les Zibans, le Mzab, l'Oued righ. Ibn Khaldoun désigne par les Aurès, le royaume des Zénètes.
  • Selon les Ottomans :
  • L'historien et géographe Français, Emile Félix Gautier (de l'Université d'Alger) distingue l'Aurès oriental de l'Aurès occidental en examinant les études d' Ibn Khaldoun[6].
  • Selon les Algériens :
    lors de l'occupation française, les responsables de l'armée de
    libération nationale (l'ALN) nomment les Aurès par Wilaya I qui
    correspond en superficie à 450 000 à 500 000 km2. Cette superficie désigne le territoire chaouis, qui englobe une partie de la Hodna à la frontière tunisienne et de Doucen à Aïn M'lila.

D'après Ammar Negadi, à l'est, les monts Aurès englobent tout Souk-Ahras à Négrine et dépassent la frontière tunisienne et dépassent M'daourouch et longent Tébessa (Aurès Nememcha). Vers le sud, les Aurès s'étendent vers le sud-ouest de la Wilaya de Biskra
à Négrine et contournent Aïn Naga et Zeribet el-Oued. Vers l'ouest, Les
limites des Aurès atteignent la Petite Kabylie. Les Aurès comprennent
une partie de la Wilaya de Sétif et de la Wilaya de Mila à Doucen. Le contour passe les régions de Aïn Oulmene, de Bou Thaleb, de Maghra, de Barika et de M'Doukal. Vers le nord, les Aurès comprennent une partie de Sétif, d'El-Eulma, de Aïn M'lila, de Sigus à Oum el Bouaghi, de Sédrata (à Skikda et bornée par Annaba et Constantine) jusqu'à M'daourouch et Souk-Ahras.
D'autres limitent les Aurès juste à la Wilaya de Batna et désignent par la ville de Batna comme étant la capitale des Aurès. Certains regroupent les Aurès en deux Wilayas (Batna et Khenchela). D'autres font de l'ensemble des Wilayas respectives : Batna, Khenchela et Oum el Bouaghi toute la région des Aurès.
Les Aurès guerrière , terre de révoltes et d'insoumissions [modifier]


Les Aurès et sa tribu les Chaouia ont toujours été terre de révoltes et de déclenchement de conflits depuis l'Antiquité mais aussi bien avant[7].
Topographie












El Kantara





Les Aurès forment la partie est de l'Atlas pré-saharien dont le point culminant est le mont Chélia à 2 328 mètres d'altitude.
C'est un massif offrant guère de passages nord/sud, mais partiellement traversé par une dépression synclinale nord-est/sud-ouest au fond de laquelle coule l'oued Abiod.
  • Les rivières et les barrages d'eau : Oued Abiod, barrage de Timgad, Oued Abdi, Oued el ahmer, Oued Taga, barrage de Beniharoun Wilaya de Mila, marais de Medghassen, marais de Draâ Boultif, Chott Djendli, Chott Tincilt, Oued El Madher, etc.
  • Les montagnes : le mont Chélia(2328 m) (Batna- Khenchela), le mont Bouarif (Batna), col du Telmet (pic des Cèdres) près de Batna, Chechar (Tbessa), Belezma (Batna), Awras (Batna), Mahmel, Mahmed Wilaya de Batna(2321 m) Bouzina), Nouacer, le col d'Ouled Ali, le col Tifrasin, Djebel Ouled Aïcha, Djebel Ben Bouslimane,Djbel Ali( près de Batna), etc.
  • Les plaines : Nerdi (Bouzina dans la Wilaya de Batna)
  • Les forêts : les forêts de Belezma, les forêts de Beni-Oudjnan, les forêts de Beni Amloul, les forêts d'Ouled Yakoub, forêt Bouarif, forêt Legag, etc.
  • Les espaces ou parcs protégés : Parc national de Belzma
  • Les oasis : El Kantara, Ghoufi, etc.
  • Les gisements et ressources naturelles : ciment, sel, mercure, fer,
    zinc, cuivre, argent, or, plomb, antimoine, phosphates, pétrole, gaz,
    bois, etc. [8]
  • source thermale : source de Batna (Kasrou), source de Khenchela, source de Biskra, source de Guelma (hamam Maskhoutine), etc.

Climat

Article détaillé : Algérie.



Gorges d' El Kantara







Amantane





Les hivers sont très froids, la température atteint des fois les
-18°C sans facteur humidex. Les étés sont très chauds. Le baromètre
affiche des fois 50°C à l'ombre. Les variations de température sont
très importantes dans cette région du monde.
Dans les Aurès, la température estivale varie de 30°C à 38°C.
La quantité de pluie indique environ 325 mm de moyenne annuelle au
niveau des grandes villes mais ces quantités sont largement depassées
en hautes montagnes où régnent des micro-climats humides. Les chutes
neige sont au rendez-vous chaque année a partir de la seconde moitié du
mois de Novembre et jusqu'a debut Mars. Les montagnes restent enneigées
jusqu'au moi d'Avril voir debut Mai. Cependant, des pluies diluviennes
sont constatées dans les Aurès. Les dégâts sont considérables.
Faune et flore




Les glands du chêne vert constituent une part importante du régime alimentaire dans les Aurès






Certaines espèces de poissons vivent dans les eaux de rivières ou de ruisseaux près de Timgad.

Histoire

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Récits historiques de l'antiquité à nos jours




Medghassen la sépulture des rois Numide[9] et patriache des Zénètes selon Ibn Kheldoun [10]







Massinissa roi des Massyles 206- 203, puis roi de Numidie 203-148. Il aida les Romains à battre Carthage







Chevalier à Biskra au début de la conquête française





Le mausolée de Medghassen dans les Aurès date de 300 ans av. J.-C. Il s'agit d'un monument numide ; il représente le plus ancien mausolée de l'actuelle Algérie. [11]. Les Aurès auraient formé le noyau des Zénètes (Maghraoua, Ifren, Dejrawa,Zianides, Mérinides, etc.). Selon l'hypothèse controversée d'Ibn Khaldoun Medghassen serait le patriarche des Zénètes[12].
Les Romains fondent Lambèse à Batna comme capitale du siège romain. Plusieurs villes et capitales se développent pendant les Romains et les Berbères (Tobna, Timgad (Batna), Cirta et Tiddis à Constantine, Madaure et Baghaï à Khenchela, Theveste à Tebessa, Zana (Zama) à Batna, Hippone à Annaba, Thibilis et Calama à Guelma, Nicivibus ou N'gaous à Batna, Vescera à Biskra, Djemila, Thagaste (ville natale de Saint-Augustin), M'daourouch, Madaure dans la Wilaya de Souk-Ahras, Sitifensium à Sétif, etc.). Massinissa unifiera la Numidie. Plusieurs rois succèdent à Massinissa.
Plusieurs chefs berbères se révoltent dans les Aurès:Tacfarinas s'est révolté contre les Romains. Faraxen[13], venant du Djudjura, attaque la Numidie romaine [14],
avec l'aide de cinq tribus, les Quinquegentiani et les Babares et les
tribus originaires des Aurès, du sud et du Hodna. Il sera capturé à Lambèse, à 10 km de Batna. Les inscriptions qui indiquent sa capture par les Romains sont à Lambèse.Yabdas, roi des Aurès, vers 536. [15].
Les Vandales et les Byzantins vont influencer la région. Plusieurs révoltes sont recensées par les historiens dans la région des Aurès notamment des Zénètes.Selon Corripus dans la Johannide, la cavalerie Zénètes dont les Ifren ou Ayth Ifren était investit dans la guerre des Berbères contre les Byzantins entre 547 et 550 au temps de Jean Troglita.
Ensuite, les musulmans arrivent pour islamiser la région. Koceila et Dihya vont s'imposer dans la région et dans tout l'est de l'Afrique du Nord.
Au VIIe siècle, d'après Ibn Khaldoun, les Aurès étaient principalement habités des Aurébas tribu de Koceila, des Zénètes Dejrawa tribu de la reine Kahina Dihiya et des Houaras[16].Les tribus Aurébas sont également décrites comme étant originaires de l'actuelle Libye[17].
Dans son ouvrage " The Muslim conquest and settlement of North Africa
and Spain " (ouvrage librement consultable sur le net), l'auteur Abd
al-Wāḥid Dhannūn Ṭāhā , s'appuyant sur plusieurs sources
bibliographiques dont celles d'Ibn Khaldoun, précise page 26 de son
livre la présence, avant la conquête islamique du Maghreb, de tribus Aurébas dans l'actuel Maroc [18].
L'unité politique et administrative de la Berbérie Orientale et Centrale Aurès était en grande partie réalisée par Kusayla
qui s'était converti à l'islam. Dès lors, un conflit éclate entre ce
chef berbère et le chef des armées omeyyades. Kairouan est prise par
Koceila, ce dernier s'est reconverti au christianisme. Oqba Ibn Nafaa tue Koceila. Dihya, dites la Kahina, prend la tête de la résistance. Issue de la tribu des Dejrawa, une tribu zénète
implantée dans les Aurès comme le furent plusieurs rois (agellid,
pluriel igelliden) berbères de Numidie a été élue ou nommée à cette
charge par le conseil de la confédération des tribus. Dihya tue Oqba Ibn Nafaa selon Ibn Khaldoun. Elle venge Koceila.
Dihya
procéda ainsi à la réunification de nombreuses tribus de l'Afrique du
Nord orientale et du Sud. Dihya défait par deux fois la grande armée
des Omeyades grâce à l'apport des cavaliers des Ayth Ifren. Elle règnera sur toute l'Ifriqiya
pendant cinq années. Dihia sera vaincue dans la dernière bataille
contre les Omeyyades. Elle sera la seule femme de l'histoire à
combattre l'empire omeyyade.Après la défaite de la Kahina, la
population des Aurès, région à cheval entre les actuelle Algérie et
Tunisie et une partie de l'actuelle Lybie (autrement dit la province de
l'Ifriqiya), a adhéré aux principes de l'Islam.
Ibn Khaldoun écrit que le commandant Musa ben Nusayr
augmenta son contingent militaire en exigeant 12 000 Berbères de
l'Ifriqiya (dont les Aurès faisait partie intégrante) pour réislamiser
les autres populations situées à l'Ouest de sa province (Ifriqiya); Il
faut préciser qu'en arabe l'Ouest ou Occident ou Pays du soleil couchant se disent Maghreb
comme cela est indiqué dans la traduction des écrits de Ibn Khaldoun
par le Baron de Slane. Il est également nécessaire de rappeler d'une
part que l'islamisation du Maghreb avait déjà débuté sous son
prédécesseur Oqba et que, d'autre part, il y a des milliers de
kilomètres entre les Aurès du Moyen Âge ou Kairouan (capitale de la
province d'Ifriqiya de Musa ben Nusayr)
et Tanger, ce qui implique pour cette époque des mois de marche (à pied
ou à cheval) et de nombreuses autres tribus berbères à convertir ou à
reconvertir comme le mentionne Ibn Khaldoun [19].
Ibn Khaldoun n'écrit à aucun moment que les 12 000 hommes exigés ont
servis à la conquête de l'Andalousie, de l'Espagne ou de l'occident
chrétien. Ibn Khaldoun écrit qu'après la conquête du Maghreb par les
troupes de Musa ben Nusayr, Tariq (écrit Tarec
dans l'ouvrage), gouverneur de Tanger, y stationna avec 12 000 berbères
fraîchement convertis accompagnés de 27 Arabes chargés de leur
formation coranique, sans aucune autre précision, en particulier sur
l'origine des ethnies présentes[20]. C'est seulement après avoir jugé l'Islam bien ancré au Maroc que Moussa Ibn Noçaïr retourna en Ifriqiya d'où, par missive, il dépêcha en 711 Tariq Ibn Zyiad stationné à Tanger de conquérir l'Espagne [21] [22].
Ensuite, plusieurs conflits entre les Berbères et les autres dynasties arabes (Omeyades, Fatimides, Abbassides) sont signalés par les Historiens dans la région des Aurès comme Al Bakri et Ibn Khaldoun.
Abu Yezid de la tribu des Banou Ifren renversera les Fatimides avec l'aide des tribus Zénètes des Aurès. Mais, il sera vaincu par les Zirides alliés au premier temps aux Fatimides.
Les Hilaliens gagnent la bataille contre les Berbères.
Il y aura un arrangement entre les deux parties. Les Hilaliens venus
avec leurs familles vont vivre avec les Berbères avec parfois des
tensions entre les deux. Il s'ensuit une période d'unification avec la
dynastie des Almohades (dynastie berbère). Après, les Hafsides(dynastie berbère) prennent toute la région jusqu'à l'arrivée des Ottomans. Au XIXe siècle la région est semi-conquise par les Français. Plusieurs révoltes (Ahmed Bey, les Zaatchas,
les mouvements nationalistes algérien, etc.) vont se soulever contre
l'occupation française jusqu'au déclenchement de la Guerre d'Algérie.
Les Aurès seront les territoires qui abriteront plus de 20 mille
maquisards. Le coeur de la révolution algérienne tient aux hommes et
aux femmes des Aurès qui ont tant sacrifié pour que l'Algérie soit
libre et indépendante. L' Armée française subira la plus grande défaite après l' Indochine dans le sol des Aurès.
Du fait de leur géographie , les Aurès ont été difficiles d'accès
pour les forces étrangères. Toutefois l'islamisation aura raison de ce
relief escarpé. L'armée française aurait surnommé les combattants des
Aurès, les hommes invisibles. Mais, les luttes internes feront des
ravages de la région tout entière et de l'Algérie, pendant la Guerre d'Algérie et de l'Algérie indépendante.
La partie occidentale des Aurès fera partie de l'actuelle Algérie après l'indépendante en 1962.
Population

Article détaillé : Chaouis.

Cette région abrite les tribus Chaouis[7].
Mais au fil du temps et à l'image du nord de l'Algérie, des algériens
de toute origines confondus s'y sont installés, surtout dans les villes
créant ainsi un grand métissage entre ses communautés.
La région des Aurès comprend les wilayas de : Batna, Khenchela, Souk-Ahras, Oum el Bouaghi, Aïn M'lila et la partie nord de la wilaya de Biskra. En revanche le pays chaoui est plus vaste et comprend, en plus des Aurès, d'autres wilayas et s'etend sur une partie de la wilaya de Tebessa, et le sud de la wilaya de Guelma.
Les Aurès sont une région comprenant une chaîne de montagnes et des plaines s'étendant sur l'actuelle Algérie et l'actuelle Tunisie.





DEPUIS WIKIPEDIA