هل بدأ سحب البساط من تحت أقدام ساركوزي ؟ مع دخول لندن على خط المفاوضات السرية مع بعض اركان النظام مع تسوية تحفظ للقذافي و ابنائه ماء وجهه ، و حين نقول لندن الاكيد نقول واشنطن و الخبر الموالي هو عن خفض الولايات المتحدة لمساهمتها العسكرية و بشكل ملموس و هو ما يثير حفيظة فرنسا و تذمر ساركوزي ، الذي لا يرى غَيْرَ الاطاحة بالقذافي مخرجا ، عكس توجُهْ اوباما مؤكدا ان العمليات هدفها حماية المدنيين و خاصة ببنغازي .
Sarkozy et Obama s'affrontent sur la Libye
C'est aujourd'hui que les Etats-Unis réduisent drastiquement leur participation à l'opération de l'Otan en Libye.
Ils retirent, en particulier, les avions de type A10-Thunderbolt et AC-130 qui effectuaient la plupart des attaques au sol pendant les premiers jours de l'intervention.
Français et Britanniques disposant de beaucoup moins d'appareils d'attaque au sol et les leurs étant moins performants, l'Otan ne pourra pas aider les rebelles aussi efficacement que la coalition au début de la campagne. Privées de ces soutiens (et très mal organisées), les forces de l'opposition ne pourront donc pas, selon toute vraisemblance, prendre Tripoli dans les semaines à venir.
Ce repli américain - et ses conséquences prévisibles- a donné lieu à une vive altercation entre Barack Obama et Nicolas Sarkozy la semaine dernière et fait toujours l'objet de fortes tensions entre l'Elysée et la Maison Blanche.
D'après plusieurs sources, les deux hommes se sont durement affrontés lundi dernier lors de la visioconférence du « Quad » (à laquelle participent aussi Angela Merkel et David Cameron).
Nicolas Sarkozy a demandé à Barack Obama de revenir sur sa décision de retirer les A10 et les AC-130 de l'opération. Le président américain a refusé, arguant du fait que la mission de l'Otan était de protéger les populations civiles et de créer les conditions d'un changement politique, non de le provoquer et de renverser Kadhafi. Il a seulement promis de maintenir les dits-avions en « stand-by »et de les utiliser à nouveau si - et seulement si - les forces de Kadhafi menaçaient Benghazi.
Après cette visioconférence, Barack Obama a prononcé un discours très important sur les motifs de l'intervention américaine en Libye, en insistant sur son caractère limité dans le temps. Au passage, il a affirmé que l'Amérique était à l'origine de la résolution historique 1973 de l'Onu, sans citer une fois ni le rôle de la France ni celui de son président